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Coupe du monde 2026 : pourquoi Hugo Lloris ne fera pas le voyage avec les Bleus

Coupe du monde 2026 : pourquoi Hugo Lloris ne fera pas le voyage avec les Bleus

Didier Deschamps dévoile sa liste pour le Mondial 2026 ce jeudi sur TF1, et le suspense porte presque uniquement sur l’identité du troisième gardien. L’entourage d’Hugo Lloris ne croit plus à un retour. La piste Robin Risser, lauréat du trophée UNFP avec le RC Lens, a pris de l’épaisseur face à un Lucas Chevalier sans rythme.

Maignan et Samba, le duo de tête est intouchable

Mike Maignan et Brice Samba occuperont deux des trois places réservées aux gardiens dans l’avion pour l’Amérique du nord. Personne ne le conteste au sein du staff. Le portier milanais reste le numéro un indiscutable, et le Lensois s’est imposé comme sa doublure naturelle. La question, la vraie, concerne le troisième nom. Et à la veille de l’annonce, plus rien ne ressemble à ce qu’on imaginait il y a six mois.

Le clan Lloris s’est fait une raison

Hugo Lloris avait ouvert la porte fin avril. Le gardien du Los Angeles FC, 145 sélections au compteur, se disait disponible pour un dernier tour de piste en équipe de France. À 38 ans, le retour ne posait pas de problème de motivation. Le souci se situait ailleurs : accepter un rôle de troisième gardien suppose d’endosser le costume du sparring-partner, celui qui chauffe les attaquants en fin de séance et regarde les matchs depuis le banc.

Difficile d’imaginer un ancien numéro un, capitaine du Mondial 2018 remporté et finaliste en 2022, dans ce registre. D’après RMC Sport, son entourage estime désormais qu’il ne sera pas appelé. La décision n’a rien d’un rejet : elle traduit une équation d’équilibre de groupe. Un vestiaire qui s’apprête à vivre cinq semaines aux États-Unis a besoin d’une hiérarchie claire entre gardiens, et un homme du calibre de Lloris en numéro trois aurait pesé sur cet équilibre.

Chevalier et Areola, l’épine du manque de rythme

Reste donc deux scénarios. Le premier s’appelle Lucas Chevalier. Le gardien parisien était le favori naturel en début de saison, mais son arrivée au PSG ne s’est pas déroulée comme prévu. Doublé dans la hiérarchie par Matveï Safonov, l’ancien Lillois n’a plus joué depuis janvier. Une blessure à la cuisse droite l’a éloigné des terrains, et son retour pour la finale de Ligue des champions reste hypothétique. Combien de minutes officielles dans les jambes depuis le début de l’année ? Quasiment aucune. Pour un staff qui veut envoyer un gardien rodé, le compte n’y est pas.

Alphonse Areola coche d’autres cases. Le portier de West Ham connaît la maison, l’expérience des deux derniers Mondiaux joue pour lui, et son nom revient régulièrement dans les discussions de Deschamps avec ses adjoints. Même problème : sorti du onze des Hammers début février, il n’a disputé que trois matchs de FA Cup, le dernier remontant au début du mois d’avril. Le rythme manque. Et le rythme, dans un tournoi qui s’étend du 11 juin au 19 juillet, ce n’est pas un détail.

Robin Risser, la piste qui change tout

Voici l’élément nouveau. Le gardien alsacien de 21 ans a soulevé lundi soir à Paris le trophée UNFP du meilleur gardien de Ligue 1, devant Lucas Chevalier qui le détenait l’année précédente. Sa première saison dans l’élite a contribué à propulser le RC Lens en Ligue des champions. Et son profil n’a rien d’inconnu à la Fédération française de football.

Risser fréquente Clairefontaine depuis ses sélections de jeune. International U16, U18, U19, U20 puis Espoirs en 2025, il a déjà été convoqué de manière informelle pour faire travailler les attaquants des Bleus en fin de séance. Franck Raviot, l’entraîneur des gardiens du staff de Deschamps, est venu l’observer à plusieurs reprises ces derniers mois au stade Bollaert. La piste s’est réchauffée d’un coup ces derniers jours. Un gardien titulaire dans son club, en pleine confiance, qui accepte sans complexe le rôle de doublure-bis : sur le papier, le profil correspond exactement à la demande du sélectionneur.

Une liste à 26 et un calendrier qui inquiète

L’autre certitude concerne le format de la liste. Le règlement de la FIFA autorise entre 23 et 26 joueurs, et Deschamps partira avec 26 hommes. La distance entre la France et les États-Unis rend complexe tout rappel de dernière minute. Un joueur en vacances ne saute pas dans un avion en 24 heures pour pallier un forfait.

Le risque blessure préoccupe le staff après une saison particulièrement longue. Plus le groupe est large, plus la marge de manœuvre est grande. C’est aussi ce qui explique pourquoi le choix du troisième gardien prend autant d’importance : ce joueur doit être disponible, en forme, et prêt à accepter un rôle ingrat pendant cinq semaines. Pour les supporters tricolores qui suivront la liste demain soir sur TF1, l’annonce du nom de Risser serait la vraie surprise.

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