La liste est close. Depuis le 31 mars, les 48 nations qui disputeront la Coupe du monde aux États-Unis, au Canada et au Mexique sont connues. DR Congo et l’Irak ont décroché les deux dernières places lors des barrages intercontinentaux, concluant un processus de qualification entamé en septembre 2023. Pour la France, l’enjeu est désormais ailleurs : convertir une qualification sans accroc en titre mondial, vingt-huit ans après le sacre de 1998.
Un tournoi qui change de dimension
Exit le format à 32 équipes. La Coupe du monde 2026 accueille 48 sélections, soit 50 % de plus qu’au Qatar. En pratique, cela signifie 104 matches répartis sur 16 villes — 11 aux États-Unis, 3 au Mexique, 2 au Canada — et une compétition qui durera 39 jours, du 11 juin au 19 juillet. La phase de groupes se joue en 12 poules de quatre équipes. Les deux premiers de chaque poule plus les huit meilleurs troisièmes accèdent à un tour de 32, une phase éliminatoire inédite dans l’histoire du tournoi.
La finale se tient au MetLife Stadium du New Jersey le 19 juillet. Dix-huit jours après la fin de la Premier League, pour ceux qui suivent le calendrier anglais.
Les horaires : un problème concret pour les téléspectateurs français
Avec des matchs joués sur quatre fuseaux horaires différents, certaines rencontres de groupes débuteront à 1h ou 4h du matin heure de Paris. Kansas City, par exemple, accueille cinq matchs dont le plus matinal — Tunisie-Pays-Bas — est programmé à 1h heure française. San Francisco pousse encore plus loin avec des coups d’envoi à 6h du matin. Au total, 35 des 72 matchs de poule ont lieu entre minuit et 5h du matin à Paris. L’horaire le plus fréquent reste 21h heure française, avec 12 rencontres de groupes à cette heure.
Pour les matchs de l’équipe de France, rien n’est encore connu : le tirage au sort des groupes n’a pas encore eu lieu au moment où ces lignes sont écrites.
L’Italie absente, la Norvège de retour
La grande absente de cette édition est l’Italie. Quadruple championne du monde, éliminée par la Bosnie-Herzégovine lors des barrages européens le 31 mars. Deux ans après avoir manqué le Mondial 2022 au Qatar, les Azzurri ratent une deuxième édition consécutive. C’est la première fois depuis 1958 que l’Italie ne dispute pas deux Coupes du monde de suite.
La Norvège, absente depuis 1998, fait son retour grâce à Erling Haaland qui a inscrit 16 buts en qualification. Les Norvégiens ont gagné leurs huit matches de qualification, dont deux victoires contre l’Italie.
Quatre nations à leur première Coupe du monde
Curaçao, Cap-Vert, Ouzbékistan et Jordanie disputeront leur premier Mondial. Curaçao mérite une mention particulière : l’île des Caraïbes de 171 km² et 150 000 habitants sera la plus petite nation jamais présente en Coupe du monde. Elle affrontera l’Allemagne, la Côte d’Ivoire et l’Équateur dans le groupe E.
L’Ouzbékistan, entraîné par Fabio Cannavaro — capitaine de l’Italie lors du titre de 2006 — compte dans ses rangs le défenseur de Manchester City Abdukodir Khusanov et l’attaquant Eldor Shomurodov.
Les favoris et la place de la France
L’Espagne part favorite. Son effectif comprend Rodri, Ballon d’Or 2024, Lamine Yamal et Pedri. La qualification a été quasi sans faute.
L’équipe de France fait partie des prétendants sérieux. Didier Deschamps dispose d’un secteur offensif avec Mbappé, Barcola, Olise et Ekitike — finaliste malheureux en 2022, les Bleus n’ont pas perdu en qualifications européennes. L’Argentine, championne en titre, a terminé la qualification sud-américaine neuf points devant l’Équateur. Le Brésil, cinquième titre en attente depuis 2002, reste une équation ouverte malgré une campagne décevante.
Le Maroc, demi-finaliste au Qatar et huitième au classement FIFA, a lui aussi gagné tous ses matches de qualification. Le Japon, qui n’a concédé que trois buts en 16 matches de qualification asiatique, a battu l’Angleterre 1-0 en amical à Wembley fin mars.
La composition des groupes sera décisive. Un tirage clément peut transformer un outsider en surprise de la compétition — l’histoire de chaque Coupe du monde le confirme.
