en , , , ,

L’Espagne de Lamine Yamal favorite pour un deuxième sacre mondial

L'Espagne de Lamine Yamal favorite pour un deuxième sacre mondial

Numéro un mondial au classement FIFA, victorieuse de l’Euro 2024, l’Espagne aborde le Mondial 2026 avec un statut de grand favori. La Roja possède un mélange parfait de jeunesse et d’expérience, avec des talents à chaque poste. Tous les regards se tournent vers Lamine Yamal, prodige de 18 ans qui a enflammé l’Euro l’été dernier. Sous la houlette de Luis de la Fuente, premier sélectionneur espagnol depuis Vicente del Bosque à remporter un titre majeur, l’Espagne rêve de retrouver la gloire mondiale seize ans après son sacre sud-africain de 2010.

Une qualification maîtrisée de bout en bout

L’Espagne s’est qualifiée pour le Mondial 2026 en terminant première du groupe E des éliminatoires UEFA, s’assurant ainsi l’une des places automatiques européennes pour le tournoi élargi à 48 équipes. La Roja a mené une campagne constante et prolifique offensivement, contrôlant le groupe du début à la fin. La qualification s’est conclue par une première place devant la Turquie et les autres concurrents du groupe. Cette domination sans partage témoigne de la solidité collective d’une équipe qui a trouvé son rythme de croisière sous la direction de De la Fuente.

Un calendrier de groupe exigeant

L’Espagne se retrouve dans le groupe H avec le Cap-Vert, l’Arabie saoudite et l’Uruguay. Si les deux premiers adversaires semblent à portée sur le papier, le choc contre la Celeste uruguayenne à Guadalajara le 26 juin s’annonce comme un test de vérité pour déterminer le vainqueur du groupe.

  • 15 juin : Espagne vs Cap-Vert — Atlanta Stadium (18h, heure française)
  • 21 juin : Espagne vs Arabie saoudite — Atlanta Stadium (18h)
  • 26 juin : Espagne vs Uruguay — Estadio Akron de Guadalajara, Mexique (2h du matin)

Ce dernier match disputé au Mexique à une heure tardive pour les supporters européens constituera probablement le moment décisif de la phase de groupes. L’Uruguay, toujours coriace en Coupe du monde, possède l’arsenal offensif pour inquiéter n’importe quelle défense.

Les trois stars incontournables de la Roja

Lamine Yamal, ailier droit du FC Barcelone, est devenu le plus jeune joueur de l’histoire à représenter l’Espagne. À 18 ans, il a joué un rôle majeur dans le titre à l’Euro 2024. Sa saison exceptionnelle avec Barcelone lui a valu de terminer deuxième au Ballon d’Or, le meilleur classement jamais obtenu par un adolescent. Le prodige catalan fascine par sa maturité technique précoce, sa vision du jeu et sa capacité à éliminer les défenseurs. À 18 ans au moment du Mondial, il portera l’espoir d’une nation qui voit en lui le successeur des plus grands ailiers espagnols. Pedri, milieu central du FC Barcelone, titulaire régulier depuis 2021. Il a remporté le prix du meilleur jeune joueur de l’Euro 2020 et participé au Mondial 2022. Reconnu pour sa précision de passe et sa conservation du ballon, il demeure un pilier du milieu espagnol. À 23 ans lors du Mondial 2026, il arrive à pleine maturité. Rodri, milieu défensif et pilier de Manchester City. Il a décroché le Ballon d’Or 2024, devenant l’un des rares joueurs espagnols à remporter ce trophée. Central dans le triomphe à l’Euro 2024 avec plus de 50 sélections, il apporte couverture défensive, distribution et stabilité tactique. À 30 ans, il atteint son pic de maturité.

Luis de la Fuente, l’architecte du renouveau

Luis de la Fuente dirige la sélection senior depuis 2022 après avoir entraîné les U-19, U-21 et olympique. Il a guidé l’Espagne vers le titre à l’Euro 2024, devenant le premier sélectionneur espagnol depuis Vicente del Bosque à remporter un tournoi majeur. Reconnu pour équilibrer le jeu de possession avec une approche offensive plus directe, De la Fuente a intégré un mélange de jeunesse et d’expérience. Son approche modernisée respecte l’héritage du tiki-taka tout en introduisant plus de verticalité. L’Espagne compte 17 participations mondiales, son meilleur résultat étant le titre 2010 en Afrique du Sud, couronnement d’une domination 2008-2012 avec deux Euros encadrant le sacre mondial. David Villa demeure le meilleur buteur (59 buts), Sergio Ramos détient le record de sélections (180 capes).

Des ambitions assumées de reconquête

Malgré une défaite en finale de la Ligue des nations contre le Portugal, l’équipe regorge de talents à chaque poste. Le statut de numéro un mondial n’est pas usurpé : l’Espagne possède la profondeur d’effectif, la qualité technique et l’expérience pour viser le titre. La dernière victoire espagnole remonte à 2010. Seize ans plus tard, une nouvelle génération dorée émerge avec Yamal, Pedri, Gavi, Nico Williams. Ajoutez l’expérience de Rodri, Morata, Carvajal et vous obtenez un cocktail explosif. Les superordinateurs comme celui d’Opta placent l’Espagne en tête des favoris, devant la France et l’Argentine. Cette fois, contrairement aux désillusions de 2014 et 2022, la Roja semble posséder tous les ingrédients. Le Mondial 2026 pourrait marquer le retour au sommet d’une nation qui a redéfini le football moderne.