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À 38 ans, Messi face à un choix crucial : 1 rencontre, 1 promesse et des millions de supporters suspendus à sa décision

À 38 ans, Messi face à un choix crucial : 1 rencontre, 1 promesse et des millions de supporters suspendus à sa décision

La question revient sans cesse, dans les discussions entre supporters argentins comme dans les rédactions sportives du monde entier. Lionel Messi jouera-t-il la Coupe du monde 2026 ? Rien n’est encore acté publiquement, mais une information a retenu l’attention ces derniers jours : le capitaine de l’équipe d’Argentine a récemment rencontré son sélectionneur Lionel Scaloni pour évoquer l’avenir, loin des micros et des grandes déclarations officielles.

Un café partagé, une discussion directe, presque banale en apparence. Pourtant, dans le contexte d’une défense de titre mondial et d’une carrière déjà hors normes, ce tête-à-tête prend une dimension particulière. À 38 ans lors du tournoi nord-américain, Messi sait que chaque décision pèse lourd. Et Scaloni aussi.

Un échange discret mais lourd de sens

Le sélectionneur argentin ne s’en cache pas. Il a confirmé avoir rencontré Messi lors d’un récent passage de la star en Argentine, profitant de la pause liée à la fin de saison de la MLS. Pas de réunion officielle, pas de bureau fédéral. Juste deux hommes qui se connaissent parfaitement et qui parlent football sans filtre.

Scaloni l’a expliqué avec des mots simples. Ceux qui côtoient Messi savent qu’il ne se relâche jamais. Même après avoir tout gagné, même après avoir porté son pays au sommet en 2022. Il reste un compétiteur instinctif, incapable de tricher avec son engagement. Pour un groupe, ce comportement compte autant qu’un discours tactique.

Dans un vestiaire, certains regards valent plus que de longues phrases. Quand le capitaine s’entraîne à fond, quand il vient en sélection sans calcul, le message passe. Les jeunes le voient. Les cadres aussi. C’est ce que Scaloni appelle, presque pudiquement, un héritage.

Messi face à la question du temps

Messi, lui, avance avec prudence. Il ne promet rien. Il ne ferme rien non plus. Interrogé sur ses intentions, il a simplement confié qu’il aimerait être là en 2026. Et sinon, être présent autrement, dans les tribunes, pour vivre la Coupe du monde. Cette façon de répondre en dit long.

À ce stade de sa carrière, le corps dicte une partie des choix. Les enchaînements de matchs, les déplacements, la récupération. Le football moderne n’a rien d’indulgent avec les joueurs de plus de 35 ans. Même pour Messi. Même à l’Inter Miami, où le rythme est différent de l’Europe, la saison laisse des traces.

Dans le quotidien, cela se traduit par des détails très concrets. Une douleur qui met plus de temps à disparaître. Une séance allégée ici ou là. Rien de spectaculaire, mais une accumulation silencieuse. C’est aussi pour cela que Messi refuse d’annoncer quoi que ce soit trop tôt.

Scaloni prépare un groupe large, sans certitudes figées

En parallèle, Scaloni travaille avec méthode. Il a reconnu disposer d’une liste élargie d’environ cinquante joueurs susceptibles d’entrer dans la réflexion pour 2026. Ce chiffre peut surprendre, mais il découle d’une expérience récente. En 2022, plusieurs blessures sont survenues très près du coup d’envoi.

Le sélectionneur préfère anticiper. Observer. Comparer. Rien n’est verrouillé. L’idée n’est pas de rassurer ou d’inquiéter, mais de garder de la souplesse. Dans le football international, une saison ratée ou un transfert mal digéré peut bouleverser une hiérarchie.

Scaloni insiste sur un point : le niveau de performance primera toujours. Le championnat, le club, le statut médiatique passent au second plan. Ce discours, il l’applique aussi à des joueurs déjà titrés.

Le cas Thiago Almada, symbole d’une transition délicate

Parmi les noms suivis de près figure Thiago Almada. Champion du monde en 2022, parfois présenté comme un possible héritier du rôle créatif de Messi, le milieu offensif traverse une période plus compliquée depuis son arrivée à l’Atlético Madrid.

Son adaptation au football espagnol n’a rien d’évident. Moins d’espaces, plus d’exigence tactique, une concurrence rude. Scaloni ne s’en mêle pas. Il observe. Il attend. Il jugera sur le terrain, pas sur les rumeurs de transferts.

Ce type de situation rappelle que l’après-Messi ne se décrète pas. Il se construit lentement, parfois dans la douleur. Et même avec tout son palmarès, l’Argentine continue d’apprendre à évoluer sans dépendre exclusivement d’un seul joueur.

Une continuité assumée chez les champions du monde

Scaloni l’a dit sans détour : il n’a pas de raison majeure de bouleverser un groupe qui a gagné la Coupe du monde. Les cadres ont mérité le droit de repartir. Cela ne garantit aucune place, mais cela crée une base stable.

La clé se situera dans les mois précédant le tournoi. À partir du printemps 2026, l’état de forme réel deviendra déterminant. Un joueur peut être excellent en club et arriver émoussé en sélection. L’inverse existe aussi. Ce sont ces équilibres fragiles qui font souvent basculer une compétition.

Un sélectionneur vit avec cette incertitude permanente. Il compose avec les blessures, les méformes, parfois un simple contretemps logistique. Un vol retardé, un entraînement écourté, et tout peut changer. Cela fait partie du jeu.

Un groupe relevé pour lancer la défense du titre

L’Argentine connaît déjà ses adversaires pour le premier tour. Placée dans le groupe J, elle affrontera l’Algérie, puis l’Autriche et enfin la Jordanie. Le premier match est programmé le 26 juin à Kansas City.

Un début qui demandera immédiatement de la rigueur. Pas de match d’observation. Pas de rodage confortable. Pour un tenant du titre, chaque rencontre devient un test mental. Et avec Messi ou sans lui, l’Argentine sera attendue.

Messi, joueur ou figure tutélaire ?

Reste une question que beaucoup murmurent sans oser la formuler clairement. Et si Messi venait en 2026 avec un rôle différent ? Scaloni lui-même a laissé entendre qu’il le souhaiterait présent « dans n’importe quel rôle ». Une phrase lourde de sens.

Messi sur le banc, Messi guide, Messi relais. L’idée peut surprendre, presque choquer. Elle reflète pourtant une évolution naturelle. Dans toute équipe, il arrive un moment où l’expérience vaut autant que les jambes.

Quoi qu’il décide, Messi semble vouloir rester fidèle à une chose : l’Argentine. Pas par obligation. Par attachement. Et c’est sans doute cette relation de confiance, presque intime, avec Scaloni qui rend la décision encore possible.

Le football n’aime pas les fins écrites à l’avance. Il préfère les chemins sinueux. 2026 dira si Lionel Messi ajoute un dernier chapitre sur le terrain ou s’il choisit de transmettre autrement. Dans les deux cas, son empreinte est déjà là. Et elle ne disparaîtra pas de sitôt.