À 34 ans, Neymar laisse planer le doute sur la suite de sa carrière. De retour au Santos FC après des années de galère entre blessures et déceptions, l’attaquant brésilien n’exclut pas de raccrocher les crampons dès décembre prochain. Mais avant ça, il y a un objectif qui le fait encore tenir : la Coupe du monde 2026.
Une retraite possible dès décembre
La question ne se pose plus vraiment à demi-mot. Dans une interview diffusée sur CazéTV, Neymar l’a dit clairement : « Je ne sais pas ce qui va se passer. Peut-être qu’en décembre, j’aurai envie de me retirer. Ce sera ce que mon cœur me dictera. » Son contrat avec le Santos expire en fin d’année, et personne — pas même lui — ne sait ce qui vient après.
Ce genre de déclaration, on aurait pu la balayer il y a quelques années. Mais Neymar sort d’une période qui a visiblement changé son rapport au football. Une arthroscopie en décembre dernier, des mois de rééducation, et surtout une longue absence du terrain qui l’a forcé à regarder le jeu depuis les tribunes. Il a choisi de repousser son retour plutôt que de revenir trop tôt. « Je veux revenir à 100 %, sans douleur ni peur », a-t-il confié.
Le Mondial 2026, dernier horizon
Ce qui retient encore Neymar dans le monde professionnel, c’est le Mondial 2026. Trois pays hôtes — États-Unis, Canada, Mexique — pour un tournoi qui s’annonce comme sa dernière chance de soulever le trophée que le Brésil n’a plus vu depuis 2002. La Seleção n’a pas disputé une finale depuis 1994 en termes de résultat, et l’attente pèse lourd sur les épaules de toute une génération.
Pour Neymar, la sélection brésilienne reste le moteur principal. Il l’a répété : 2025 sera une année décisive, autant pour le Santos que pour le Brésil. Revenir en forme, enchaîner les matchs, convaincre le sélectionneur. L’agenda est chargé pour un joueur qui court après sa pleine condition physique depuis trop longtemps.
Des critiques qui font partie du tableau
Son retour au Santos n’a pas été accueilli en fanfare partout. Une partie de la presse brésilienne et les réseaux sociaux ont été sévères, parfois sans nuance. Neymar ne l’ignore pas. « Je sais que beaucoup de gens disent des bêtises. Ils ne connaissent pas le quotidien, mais il faut tenir », a-t-il répondu, sans chercher à polémiquer davantage.
C’est une position qu’on comprend. Après des passages au Paris Saint-Germain, au FC Barcelone et à Al-Hilal, revenir dans le club formateur peut ressembler à un aveu de faiblesse pour certains. Dans les faits, c’est surtout un choix pratique : retrouver un environnement familier, un championnat moins exigeant physiquement, et surtout du temps de jeu pour relancer une machine grippée par les blessures.
Que peut-on encore attendre de lui ?
La vraie question, celle que tout le monde esquive, c’est celle du niveau. Un Neymar à 80 % de ses capacités reste un joueur de qualité supérieure au championnat brésilien. Mais la Coupe du monde 2026 ne se jouera pas contre des équipes du Campeonato Paulista. Face à l’Argentine, à la France ou à l’Espagne, le niveau d’exigence est une autre dimension.
Dorival Júnior, le sélectionneur brésilien, devra trancher d’ici là. Prendre Neymar par fidélité et par symbolique, ou parier sur une génération montante qui n’a pas besoin d’un grand nom pour exister ? Le Brésil dispose d’options. Rodrygo, Endrick, Vinicius Jr. La Seleção ne manque pas de talent offensif.
Reste que Neymar avec la tunique jaune et verte, ça a encore du sens pour des millions de supporters. Lui-même le sait. C’est probablement pour ça qu’il continue, jour après jour, à s’entraîner sans garantie sur la suite.
