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Ces stars qui manqueront la compétition à cause de blessures

Ces stars qui manqueront la compétition à cause de blessures

Ter Stegen, Grealish, Samu Aghehowa… La liste des absents pour la Coupe du monde 2026 ne cesse de s’allonger. Alors que la première édition à 48 équipes se rapproche, plusieurs joueurs de premier plan voient leur rêve s’effondrer sur une table d’opération. Retour sur des destins brisés par le calendrier impitoyable du football moderne.

Un tournoi historique, des absences qui marquent

La Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada promet d’être un événement sans précédent. Premier Mondial à 48 sélections, trois pays hôtes, des stades mythiques… L’ampleur de la compétition rend chaque absence encore plus douloureuse. Car ne pas figurer sur la liste d’un sélectionneur pour un tel rendez-vous, c’est rater ce qui pourrait être le sommet d’une carrière.

Il y a d’abord ceux dont les sélections n’ont pas décroché leur billet. Victor Osimhen, Ademola Lookman, Khvicha Kvaratskhelia, Dusan Vlahovic ou encore Pierre-Emerick Aubameyang regarderont le tournoi depuis leur canapé. Une déception collective, certes, mais qui se digère autrement. Le vrai drame, c’est celui des joueurs dont l’équipe sera bien présente, mais dont le corps a lâché au pire moment.

Jack Grealish, l’éternel maudit

Que faut-il faire pour conjurer le sort ? Jack Grealish se pose certainement la question. Déjà écarté de l’Euro 2024 par Gareth Southgate, l’ailier anglais voyait dans ce Mondial 2026 une chance de rédemption sous les ordres de Thomas Tuchel. Son prêt à Everton avait relancé sa carrière : retrouvailles avec le terrain, performances convaincantes, retour dans les discussions pour les Three Lions.

Puis une fracture de fatigue au pied a tout balayé. Passage sur le billard, fin de saison anticipée et adieu au rêve américain. « Je ne voulais pas que la saison se termine comme ça, mais c’est le football. Je suis anéanti », a confié le joueur de Manchester City. À 30 ans, la question d’une nouvelle chance en sélection se pose avec une cruelle lucidité.

Marc-André ter Stegen, un calvaire sans fin

Le cas du gardien allemand résonne comme une tragédie en plusieurs actes. Relégué sur le banc du FC Barcelone par Hansi Flick au profit de Joan García, Ter Stegen avait besoin de temps de jeu pour convaincre Julian Nagelsmann de l’emmener défendre les couleurs de la Mannschaft au Mondial. Direction le Girona FC en prêt, avec l’espoir de retrouver rythme et confiance.

Deux matchs. C’est tout ce que Montilivi lui aura offert. Une blessure grave aux ischio-jambiers l’a renvoyé au bloc opératoire, sans aucune marge pour revenir à temps. « Je suis quelqu’un de positif, j’ai toujours eu cette mentalité, mais c’est particulièrement dur », a-t-il reconnu. Pour un gardien qui traîne des pépins physiques depuis sa rupture du tendon rotulien en 2024, le coup est immense.

Samu Aghehowa, la promesse fauchée en plein vol

Voilà sans doute l’absence qui fait le plus mal côté espagnol. Avec un Álvaro Morata en difficulté, Samu Aghehowa s’imposait comme l’alternative naturelle pour Luis de la Fuente. Ses chiffres au FC Porto parlaient d’eux-mêmes : 20 buts en 32 matchs cette saison, une efficacité redoutable et une confiance débordante.

Une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit a mis fin à tous les espoirs. L’ancien joueur de l’Atlético de Madrid, âgé de seulement 22 ans, devra patienter quatre longues années avant de prétendre à nouveau au maillot de la Roja dans un Mondial. « Je suis dévasté », a-t-il simplement lâché.

Le football et sa cruauté temporelle

Ce qui frappe dans ces trois histoires, c’est le timing. Chacun de ces joueurs se trouvait dans une dynamique positive, en quête de réhabilitation ou de confirmation au plus haut niveau. Le calendrier surchargé du football moderne, avec ses enchaînements de matchs et ses compétitions à rallonge, n’épargne personne.

Passer de la pelouse au canapé, du vestiaire au plateau télé, c’est une blessure qui dépasse le physique. Un Mondial ne se joue que tous les quatre ans. Pour certains, celui de 2030 arrivera trop tard. Pour d’autres, il représentera une dernière chance de marquer l’histoire. En attendant, le football continue d’écrire ses pages les plus cruelles, celles où le talent ne suffit pas à contrer la fragilité du corps humain.