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Mondial 2026 : The last dance des légendes qui ont marqué une génération

Mondial 2026 : The last dance des légendes qui ont marqué une génération

De Lionel Messi à Cristiano Ronaldo en passant par Luka Modric, la Coupe du monde 2026 s’annonce comme le dernier grand rendez-vous d’une génération dorée qui a transformé le football mondial. Entre doutes, incertitudes physiques et quête ultime de gloire, ces monuments du ballon rond s’apprêtent à tirer leur révérence sur la plus grande scène du football international.

Une compétition historique qui marque la fin d’une ère

Le Mondial 2026 ne ressemblera à aucun autre. Pour la première fois de l’histoire, 48 équipes fouleront les pelouses de trois pays hôtes – États-Unis, Mexique et Canada – du 11 juin au 19 juillet. Mais au-delà de ce format inédit, c’est bien la dimension émotionnelle qui marquera cette édition. Imaginez : Lionel Messi à 39 ans et Cristiano Ronaldo à 41 ans, deux rivaux légendaires qui ont dominé le football pendant deux décennies, se préparant à leur ultime croisade mondiale.

Cette Coupe du monde sera leur sixième participation, un record absolu qu’ils pourraient partager s’ils confirment tous deux leur présence. Un chiffre qui dépasse même les cinq participations de Lothar Matthäus ou Gigi Buffon. Comment ces corps vieillissants tiendront-ils face à l’intensité d’un tournoi rallongé ? La question hante déjà les supporters du monde entier.

Messi, champion en titre dans le doute

L’octuple Ballon d’Or entretient le mystère. Après son doublé lors de son dernier match à domicile face au Venezuela en septembre 2025, La Pulga a laissé planer le doute sur sa participation au Mondial. « La chose la plus logique serait que je ne participe pas à un autre Mondial », a-t-il confié, reconnaissant que le temps passe même pour lui.

Pourtant, le contexte plaide en sa faveur. Installé à l’Inter Miami, il évolue déjà sur le sol américain, ce qui faciliterait sa préparation. Le sélectionneur Lionel Scaloni garde la porte grande ouverte, affirmant que Messi peut jouer « à n’importe quel poste ». L’Argentine, déjà qualifiée et en tête des éliminatoires sud-américaines, attend son capitaine pour défendre le titre conquis au Qatar 2022.

Mais l’incertitude demeure. Messi a déjà déclaré qu’il prenait les choses « au jour le jour », conditionnant sa participation à son état physique. À 38 ans et bientôt 39, chaque entraînement devient un test, chaque match un défi. Le champion du monde 2022 pourrait-il vraiment manquer l’occasion de défendre sa couronne sur le continent américain ?

Ronaldo, la soif insatiable de l’homme aux 143 buts

De l’autre côté de l’Atlantique, Cristiano Ronaldo n’a aucun doute. Le Portugais, qui évolue désormais à Al-Nassr en Arabie Saoudite, a clairement affiché ses ambitions : le Mondial 2026 sera sa dernière danse avec la Seleção. À 41 ans, CR7 défie toutes les lois du temps et de la physiologie.

Meilleur buteur de tous les temps du football masculin en sélection avec 143 réalisations, Ronaldo continue d’affoler les compteurs. Lors des éliminatoires, il a encore inscrit des doublés décisifs, prouvant que son efficacité reste intacte. Le sélectionneur Roberto Martinez ne tarit pas d’éloges : tant que Ronaldo sera engagé, « la porte de l’équipe nationale lui sera toujours ouverte ».

Mais la question se pose différemment pour le quintuple Ballon d’Or : comment intégrer une légende vieillissante dans un collectif en pleine reconstruction ? Le Portugal, qualifié dans le groupe K avec l’Ouzbékistan, la Colombie et un barragiste, a les moyens de ses ambitions. Ronaldo rêve d’enfin décrocher cette Coupe du monde qui manque à son palmarès déjà gargantuesque – cinq Ligues des champions, un Euro 2016, deux Ligues des Nations.

Modric, l’homme qui défie le temps à 40 ans

Si l’on parle de longévité exceptionnelle, Luka Modric mérite une place à part. Le maestro croate, fraîchement transféré à l’AC Milan après 13 saisons légendaires au Real Madrid, s’apprête à disputer son cinquième Mondial à 40 ans. En novembre 2025, il est devenu le joueur le plus âgé à marquer en phase qualificative de Coupe du monde, effaçant Edin Džeko des tablettes.

La Croatie, qualifiée après sa victoire face aux Îles Féroé (3-1), s’appuie toujours sur son capitaine aux 193 sélections. Finaliste en 2018, médaillé de bronze en 2022, Modric symbolise la résilience des Vatreni. Son parcours, de la guerre en ex-Yougoslavie au sommet du football mondial, force l’admiration. Ballon d’Or 2018, il a prouvé qu’intelligence tactique et vision du jeu peuvent compenser la perte de vitesse.

Pourtant, le temps presse. Le sélectionneur Zlatko Dalic doit orchestrer une transition générationnelle délicate. Des jeunes comme Josko Gvardiol de Manchester City prennent progressivement le relais, mais Modric demeure le métronome, le pilier émotionnel de cette sélection. Son départ du terrain lors du dernier match de qualification a déclenché une ovation interminable – un avant-goût des adieux qui se dessinent.

Neymar, le pari fou de la rédemption

L’histoire de Neymar pour ce Mondial 2026 relève du suspense absolu. De retour à Santos, son club formateur, depuis janvier 2025, le Brésilien de 34 ans (33 actuellement) vient de prolonger son contrat jusqu’en 2026. Un signal clair : il veut aller au Mondial. Mais sera-t-il sélectionné ?

Meilleur buteur de l’histoire de la Seleção avec 79 réalisations, Neymar n’a plus porté le maillot auriverde depuis octobre 2023, victime d’une rupture des ligaments croisés antérieurs. Les six derniers mois avec Santos ont été chaotiques : multiplication des pépins physiques, seulement 11 buts en 34 matchs, relégation évitée de justesse en Serie A. En décembre 2025, nouvelle tuile : une arthroscopie au genou gauche.

Le sélectionneur Carlo Ancelotti a fixé sa ligne rouge : Neymar ne sera convoqué que s’il est « à 100% physiquement ». La même exigence vaut pour Vinicius Jr. Pas de privilège, pas de sentimentalisme. Le Brésil, dans le groupe C avec le Maroc, Haïti et l’Écosse, vise une sixième étoile. Ancelotti ne prendra aucun risque avec des joueurs diminués.

Pour Neymar, chaque entraînement avec Santos devient une audition. Chaque apparition en match, une démonstration. Le Peixe lui offre un environnement familier, une gestion adaptée de sa charge de travail. Mais suffira-t-il à convaincre Don Carlo ? Le suspense restera entier jusqu’aux dernières semaines précédant le tournoi.

De Bruyne, le maestro belge au bord du gouffre

L’histoire de Kevin De Bruyne aurait pu s’écrire différemment. Le capitaine de la Belgique, transféré au Napoli à 34 ans après une décennie triomphale à Manchester City, semblait en route vers une dernière aventure mondiale. Mais en octobre 2025, la catastrophe a frappé.

Une déchirure grave du biceps fémoral à la cuisse droite – au même endroit qu’une opération subie deux ans plus tôt – a plongé KDB dans l’incertitude. L’opération, réalisée en octobre, annonce une convalescence de quatre à cinq mois. Autrement dit, une course contre la montre s’engage pour être prêt en juin. Sa participation au Mondial 2026 est désormais « en réel danger ».

Pourtant, la Belgique ne peut se passer de son métronome. Deuxième meilleur buteur de l’histoire des Diables Rouges derrière Romelu Lukaku, De Bruyne a porté la génération dorée sur ses épaules. Troisième place en 2018, élimination prématurée en 2022 et 2024 à l’Euro : ce Mondial représente une dernière chance de valider un palmarès international qui manque de lustre malgré les six titres de Premier League et la Ligue des champions 2023.

Le sélectionneur Rudi Garcia espère secrètement un miracle médical. Mais le temps file, et De Bruyne, qui se remet chez lui en Belgique, sait que chaque jour compte.

Lewandowski, l’ultime assaut polonais

À 37 ans, Robert Lewandowski incarne l’excellence solitaire. Le buteur du FC Barcelone, meilleur réalisateur de l’histoire de la Pologne, n’a jamais dépassé les huitièmes de finale en Coupe du monde (2022). Cette édition 2026 sera probablement sa dernière opportunité de porter son pays vers des sommets inédits.

Lewandowski a prouvé qu’il pouvait encore briller au plus haut niveau. Meilleur buteur de la Liga à plusieurs reprises, vainqueur de la Ligue des champions avec le Bayern Munich, il possède tout dans son CV… sauf une épopée mondiale marquante. La Pologne devra se qualifier et ensuite s’appuyer sur son capitaine pour espérer créer la surprise.

Le tirage au sort : des retrouvailles possibles entre géants

Le tirage au sort du 13 décembre 2025 a réservé des scénarios fascinants. L’Argentine de Messi se trouve dans le groupe J avec l’Algérie, l’Autriche et la Jordanie – un tirage abordable pour les champions en titre. Le Portugal de Ronaldo hérite du groupe K avec l’Ouzbékistan, la Colombie et un barragiste.

Si les deux légendes terminent premières de leurs groupes respectifs, les calculs montrent qu’elles pourraient se croiser en quarts de finale. Un dernier duel Messi-Ronaldo sur la plus grande scène du football mondial ? Les fans du monde entier en rêvent déjà. Ce serait la conclusion parfaite d’une rivalité qui a transcendé le sport pendant vingt ans.

Une génération qui laisse un héritage indélébile

Au-delà des statistiques vertigineuses – 143 buts pour Ronaldo, 60 passes décisives pour Messi en sélection (un record), six Ligues des champions pour Modric –, ces joueurs ont redéfini ce qu’il est possible d’accomplir dans le football moderne. Ils ont repoussé les limites de la longévité, transformé les attentes physiques et tactiques.

Le Mondial 2026 sera leur baroud d’honneur. Certains, comme Ronaldo et Modric, l’ont explicitement annoncé. D’autres, comme Messi et Neymar, entretiennent le doute. Mais une chose est certaine : lorsque le coup de sifflet final retentira le 19 juillet 2026, une page immense de l’histoire du football se tournera.

Pour ces géants, la question n’est plus de savoir combien ils ont gagné, mais comment ils choisiront de s’en aller. En champions indomptables jusqu’au bout ? En légendes qui acceptent la relève avec grâce ? Le suspense est total, la tension palpable. Et c’est précisément ce qui rend ce Mondial 2026 absolument irrésistible.