L’Écosse vient de décrocher son ticket pour le Mondial 2026 après 28 ans d’absence. Un but de Kenny McLean depuis le milieu de terrain contre le Danemark a scellé cette qualification historique à Hampden Park. Mais maintenant que l’euphorie retombe, une question se pose : que va-t-il se passer pour les Écossais ? Entre tirages au sort, déplacements transcontinentaux et organisation logistique, voici tout ce qu’il faut savoir sur cette aventure nord-américaine.
Quand aura lieu le tirage au sort ?
Préparez vos agendas et vos comparateurs de vols. Le tirage au sort de la Coupe du monde 2026 se tiendra le vendredi 5 décembre au Kennedy Center de Washington, à 18h heure française. Cette édition marquera un tournant dans l’histoire du football mondial avec 48 nations participantes, contre 32 lors du dernier tournoi au Qatar. L’expansion la plus importante jamais réalisée pour une compétition qui durera plus d’un mois, du 11 juin au 19 juillet à New Jersey.
Gianni Infantino, président de la FIFA, remettra également le premier prix FIFA de la paix lors de cette journée particulière. Mais soyons honnêtes, les supporters écossais auront d’autres préoccupations en tête ce jour-là.
Comment fonctionnent les chapeaux du tirage ?
Les 48 équipes seront réparties dans quatre chapeaux de 12 nations chacun, en fonction du classement FIFA et des contraintes confédérales. Chacun des 12 groupes accueillera une équipe tirée de chaque chapeau. Simple ? Pas vraiment.
Le chapeau numéro un comprend les trois pays hôtes – États-Unis, Canada et Mexique – ainsi que les neuf meilleures nations au classement mondial. L’Écosse, vainqueur du groupe C des qualifications, se retrouve dans le chapeau trois. Une position intermédiaire qui offre des perspectives intéressantes.
Les chapeaux deux, trois et quatre incluront les équipes suivantes par ordre de classement. En théorie, cette distribution devrait créer des groupes équilibrés. Mais attention, les six équipes issues des barrages intégreront probablement le chapeau quatre, ce qui pourrait déséquilibrer certains groupes européens mieux classés.
Où l’Écosse pourrait-elle jouer ses matchs ?
Voilà où les choses deviennent vraiment alléchantes. Le tournoi se déploiera sur 16 villes réparties entre trois pays. Au Canada, Toronto et Vancouver accueilleront les rencontres. Les États-Unis alignent un impressionnant contingent avec Atlanta, Boston, Dallas, Houston, Kansas City, Los Angeles, Miami, New York/New Jersey, Philadelphie, Seattle et San Francisco. Le Mexique mise sur Guadalajara, Mexico et Monterrey.
Ne vous laissez pas tromper par le découpage en trois zones géographiques – ouest, centre et est. Les distances restent astronomiques. Plus de 1 900 kilomètres séparent Los Angeles de Vancouver dans la zone ouest. Entre Kansas City et Mexico, comptez 2 700 kilomètres. Miami et Boston ? 2 400 kilomètres dans la zone est.
Les destinations selon les groupes
L’affectation des stades dépendra entièrement du groupe attribué lors du tirage. Le groupe A jouera entre Guadalajara, Monterrey, Mexico et Atlanta. Le groupe B alternera entre Toronto, Vancouver, Los Angeles, San Francisco et Seattle. Pour le groupe C, direction la côte est américaine avec Atlanta, Boston, Miami, New York et Philadelphie.
Chaque groupe possède sa propre géographie, ses propres contraintes de déplacement. Certains supporters rêvent déjà d’un road trip californien, d’autres imaginent découvrir l’effervescence new-yorkaise. Tout dépendra de ce fameux tirage du 5 décembre.
Quand connaîtrons-nous le calendrier complet ?
Si les Écossais découvriront leurs adversaires le 5 décembre, le calendrier précis tombera probablement 24 heures plus tard. Une exception toutefois : les groupes incluant un pays hôte verront leurs dates et lieux confirmés immédiatement, même si les horaires de coup d’envoi restent à déterminer.
Pour tous les autres groupes, seules la date et l’ordre des rencontres seront annoncés lors du tirage. Les supporters devront patienter avant de réserver billets d’avion et hébergements. Une attente qui fait partie du jeu, du suspense qui entoure cette compétition historique pour l’équipe nationale écossaise.
Cette qualification représente bien plus qu’un simple ticket pour un tournoi. C’est une génération entière de supporters qui pourra enfin vivre ce que leurs parents ont connu en 1998. Kenny McLean est entré dans l’histoire avec son but improbable, et maintenant l’aventure ne fait que commencer. Direction l’Amérique du Nord pour écrire une nouvelle page du football écossais.


