À 40 ans, Cristiano Ronaldo vient de lever le voile sur la fin de sa carrière légendaire. Le quintuple Ballon d’Or portugais a confirmé que le Mondial 2026 en Amérique du Nord marquera ses derniers pas sur une scène internationale. Après plus de 950 buts inscrits depuis ses débuts à Sporting en 2002, CR7 fixe son horizon de retraite définitive à « un ou deux ans ». Une annonce qui résonne comme la fin d’une époque pour le football mondial.
Une retraite programmée dans les deux prochaines années
Lors d’un sommet mondial sur le tourisme et les investissements organisé en Arabie saoudite, Ronaldo a mis fin aux spéculations. « Bientôt pour moi signifie dans 10 ans… Non, je plaisante », a-t-il lancé avec son humour habituel lors d’une intervention en visioconférence. Puis le ton s’est fait plus sérieux : « Soyons honnêtes, par bientôt j’entends probablement un ou deux ans. »
Cette déclaration intervient quelques mois après la prolongation de son contrat avec Al-Nassr jusqu’en 2027. Un engagement qui ne l’empêchera peut-être pas de raccrocher avant terme. À cet âge, chaque mois compte davantage, comme il l’admet lui-même. Le football professionnel de haut niveau exige une préparation physique que même les plus grands champions ne peuvent défier éternellement.
L’attaquant portugais se sent pourtant encore au sommet. « Je me sens très bien en ce moment. Je marque des buts, je me sens toujours rapide et affûté. J’apprécie mon jeu en équipe nationale », confie-t-il. Mais la lucidité l’emporte sur l’ego. À 40 ans, Ronaldo sait que son corps lui envoie des signaux qu’il ne peut ignorer indéfiniment.
Le Mondial 2026, un dernier objectif majeur
La Coupe du monde représente le seul trophée majeur absent du palmarès pléthorique de Ronaldo. Vainqueur de l’Euro 2016 avec le Portugal, quintuple champion d’Europe des clubs, détenteur de tous les records imaginables, il lui manque ce Graal ultime. À 41 ans lors du tournoi américano-canadien-mexicain, CR7 aura une dernière chance de compléter sa collection.
« Absolument, car j’aurai 41 ans », a-t-il confirmé sans détour lorsqu’on l’interroge sur ses ambitions mondialistes. Le Portugal n’a besoin que de deux points contre l’Irlande jeudi pour valider sa qualification. Une formalité pour une équipe qui domine largement son groupe de qualifications.
Ce sera donc son baroud d’honneur planétaire. Après avoir disputé cinq Coupes du monde depuis 2006, Ronaldo abordera celle de 2026 avec un statut particulier. Plus qu’un simple joueur parmi d’autres, il incarnera une génération qui s’apprête à tirer sa révérence. Les pelouses nord-américaines accueilleront probablement les derniers exploits d’une légende vivante du ballon rond.
Un héritage qui dépasse les statistiques
Avec 143 buts en sélection nationale, Ronaldo détient le record absolu de réalisations internationales. Ses 25 années au plus haut niveau ont redéfini les standards de longévité dans le football moderne. « J’ai tout donné au football. J’ai établi de nombreux records dans différents contextes, en club comme en sélection. J’en suis vraiment fier », déclare-t-il avec cette assurance qui le caractérise.
Cette fierté n’est nullement déplacée. Rares sont les athlètes capables de maintenir un tel niveau d’excellence sur près d’un quart de siècle. De Manchester United au Real Madrid, de la Juventus à Al-Nassr, CR7 a marqué chaque championnat de son empreinte indélébile.
Et après Cristiano, Cristiano Jr ?
L’avenir de son fils, Cristiano dos Santos Jr, actuellement en équipe du Portugal U16, intrigue naturellement. Peut-il surpasser son père légendaire ? « En tant qu’êtres humains, nous ne voulons jamais que quelqu’un soit meilleur que nous. Mais je souhaite que mes enfants soient meilleurs que moi. Je ne serai jamais jaloux de lui », répond le quintuple Ballon d’Or avec une sincérité désarmante.
Cette déclaration révèle une facette paternelle souvent occultée par l’image du compétiteur acharné. Ronaldo refuse d’imposer à sa progéniture le poids d’un héritage écrasant. « C’est une nouvelle génération, une génération différente. Ils pensent différemment, ils vivent différemment », observe-t-il avec justesse.
Le message est clair : que Cristiano Jr choisisse le football ou un autre sport, l’essentiel reste son épanouissement personnel. Un positionnement sage de la part d’un homme qui connaît mieux que quiconque les sacrifices qu’exige l’excellence sportive. Entre la FIFA et les instances du football mondial, la pression médiatique qui accompagne le nom Ronaldo pourrait suffoquer n’importe quel adolescent.
Cette annonce marque le début d’un compte à rebours émotionnel pour des millions de supporters à travers le monde. Un ou deux ans, c’est à la fois beaucoup et très peu pour dire adieu à l’un des plus grands footballeurs de tous les temps.

