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Blessé au genou, Neymar rate la fin de saison et compromet gravement ses chances pour le Mondial 2026

Nouvelle tuile pour Neymar. De retour au Brésil avec l’ambition de briller une dernière fois sous le maillot auriverde lors de la Coupe du monde 2026, l’attaquant de Santos vient de subir une énième blessure qui pourrait bien sceller son destin. Touché au ménisque, le numéro 10 brésilien ne rejouera pas avant 2026 et voit s’éloigner son rêve de disputer un quatrième Mondial.

Une saison cauchemardesque qui s’achève sur un nouveau coup dur

Le scénario devient désespérant pour Neymar. Selon les informations du média brésilien Globo Esporte, l’ancien crack du PSG souffre d’une blessure au ménisque qui le contraint à mettre un terme anticipé à sa saison 2025 avec Santos. Le club pauliste, empêtré dans une lutte acharnée pour éviter la relégation, devra se passer de son joueur vedette pour les trois dernières rencontres décisives du championnat brésilien : les affrontements contre Sport, la Juventude et Cruzeiro. Trois matchs qui pourraient sceller le sort du Peixe en première division.

Pour Neymar, ce nouveau pépin physique intervient au pire moment. Lui qui venait tout juste d’enchaîner trois matchs consécutifs pour la première fois depuis son retour au pays, espérait retrouver du rythme et de la confiance avant les échéances internationales. Ce rebond tant attendu aura finalement été de courte durée. Le genou, déjà fragilisé par de multiples pépins au cours de sa carrière, vient une nouvelle fois de lâcher. Et cette fois, les conséquences pourraient être bien plus lourdes qu’un simple forfait en championnat.

Le joueur avait d’ailleurs déjà alerté son staff médical le 19 octobre dernier en évoquant une gêne persistante au niveau de cette articulation. Malgré les soins et le management prudent de son temps de jeu, la blessure a fini par s’aggraver. Faut-il y voir les séquelles de sa grave blessure au ligament croisé antérieur, opérée en octobre 2023 lors de son passage à Al-Hilal en Arabie saoudite ? Les spécialistes s’interrogent sur la solidité du genou du Brésilien, qui accumule les rechutes depuis bientôt deux ans.

Un bilan physique catastrophique en 2025

Ce nouveau coup d’arrêt porte à quatre le nombre de blessures subies par Neymar depuis le début de l’année 2025. Quatre absences en moins de douze mois : une statistique alarmante pour un joueur de bientôt 34 ans qui ambitionne encore de tenir un rôle majeur au sein de la Seleção. Entre les pépins musculaires à répétition, les douleurs chroniques et désormais cette atteinte méniscale, le corps de l’attaquant semble ne plus répondre aux sollicitations du très haut niveau.

Comment rivaliser avec les meilleures nations du monde dans ces conditions ? Le sélectionneur brésilien Dorival Júnior observe avec inquiétude la dégringolade physique de celui qui fut longtemps son capitaine en puissance pour le Mondial 2026. Si Neymar ne parvient pas à enchaîner les matchs et à retrouver une forme athlétique acceptable, difficile d’imaginer qu’il puisse postuler à une place dans le groupe des vingt-six. D’autant que la concurrence fait rage : Vinícius Júnior, Rodrygo, Raphinha et Endrick représentent une nouvelle génération talentueuse qui ne demande qu’à s’imposer.

Le contexte est d’autant plus cruel que Neymar avait misé gros sur ce retour à Santos, le club qui l’a révélé entre 2009 et 2013. En quittant l’Arabie saoudite et en acceptant une réduction de salaire considérable, il espérait retrouver du plaisir, du temps de jeu et surtout une régularité physique. L’objectif était clair : prouver qu’il pouvait encore peser lors d’une grande compétition internationale. Mais la réalité du terrain s’avère impitoyable. À chaque fois qu’il semble reprendre confiance, son corps dit stop.

Le spectre d’un adieu prématuré à la Coupe du monde

Neymar a toujours affiché une ambition viscérale : remporter la Coupe du monde avec le Brésil. Finaliste malheureux en 2022 au Qatar après une élimination aux tirs au but face à la Croatie, il avait déclaré publiquement vouloir disputer le Mondial 2026 organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Cette édition élargie à 48 équipes devait représenter sa dernière chance de soulever le trophée tant convoité, celui qui manque encore à son immense palmarès.

Mais aujourd’hui, ce rêve s’étiole petit à petit. Les spécialistes du football brésilien n’hésitent plus à évoquer ouvertement un possible adieu anticipé à la compétition suprême. Certains observateurs vont même jusqu’à suggérer que Neymar devrait envisager une reconversion progressive, en acceptant un rôle de remplaçant ou de joueur d’impact sur les fins de match. Une perspective humiliante pour celui qui fut pendant des années le leader technique et symbolique de la Seleção, avec 79 buts en 128 sélections.

Peut-il encore inverser la tendance ? Techniquement, rien n’est impossible. L’histoire du football regorge d’exemples de joueurs revenus au premier plan après des périodes difficiles. Mais le timing devient extrêmement serré. La phase finale du Mondial 2026 débutera en juin 2026, soit dans moins de sept mois. Entre convalescence, reprise progressive, retrouvailles avec le rythme de la compétition et adaptation aux exigences du sélectionneur, le calendrier s’annonce intenable. Surtout pour un joueur qui n’aura pas joué un seul match durant les derniers mois de 2025.

Santos plongé dans le doute sans son sauveur

Au-delà du cas personnel de Neymar, c’est tout Santos FC qui se retrouve fragilisé par cette absence. Le club historique de la Vila Belmiro, déjà relégué une fois dans son histoire récente en 2023 avant de remonter immédiatement, lutte désespérément pour son maintien en Série A du championnat brésilien. Les trois derniers matchs de la saison s’annoncent décisifs et le départ de Neymar prive l’équipe de son atout offensif majeur.

Les supporters du Peixe avaient cru en un miracle. Le retour de leur enfant prodige devait insuffler un nouvel élan, ramener les foules au stade et redonner de l’allant à une équipe en perdition. Pendant quelques semaines, l’effet Neymar a fonctionné : billetterie en hausse, engouement médiatique retrouvé, dynamique positive sur le terrain. Mais cette parenthèse enchantée aura été trop courte. Désormais, le staff technique doit composer sans lui pour arracher les points du maintien. Une mission qui s’annonce périlleuse face à des adversaires également en difficulté et prêts à tout pour survivre.

Les dirigeants de Santos affichent publiquement leur soutien à Neymar, mais en coulisses, les doutes s’installent. Certains commencent à regretter le pari financier colossal consenti pour rapatrier la star. Car même si son salaire a été revu à la baisse, l’impact économique global reste considérable. Et si le club devait finalement descendre en deuxième division malgré la présence – intermittente – de Neymar, l’opération se transformerait en fiasco financier et sportif.

La concurrence s’intensifie pour le Mondial 2026

Pendant que Neymar accumule les blessures et les absences, d’autres attaquants brésiliens brillent sous les projecteurs internationaux. Vinícius Júnior, sacré meilleur joueur UEFA en 2024 et récemment deuxième du Ballon d’Or, incarne désormais le visage offensif de la Seleção. Son association avec Rodrygo au Real Madrid fait des merveilles, et les deux joueurs transposent cette alchimie en sélection. À leurs côtés, Raphinha du FC Barcelone affiche une régularité impressionnante, tandis que le jeune Endrick, malgré son jeune âge, s’impose déjà comme un attaquant d’avenir capable de peser dans les grands rendez-vous.

Face à cette nouvelle génération en pleine explosion, quelle place reste-t-il pour un Neymar diminué physiquement et incapable d’enchaîner les matchs ? Le sélectionneur Dorival Júnior devra trancher. Entre fidélité à un symbole et pragmatisme sportif, le choix s’annonce cornélien. Neymar possède l’expérience, le leadership et ce supplément d’âme qui peut faire basculer un match. Mais peut-on raisonnablement construire un système autour d’un joueur dont la disponibilité pose question ?

Les éliminatoires de la zone CONMEBOL pour le Mondial 2026 se poursuivent actuellement, et le Brésil doit impérativement retrouver de la régularité après un début de campagne poussif. Actuellement, la Seleção occupe une position inconfortable au classement, loin de la domination qu’on lui connaissait par le passé. Chaque match compte, et l’absence prolongée de Neymar pourrait bien pousser le staff technique à se projeter définitivement sans lui. Une page qui se tournerait plus tôt que prévu.

Un format élargi qui change la donne

L’édition 2026 de la Coupe du monde marquera un tournant historique avec le passage à 48 équipes participantes, contre 32 précédemment. Cette expansion, voulue par la FIFA et son président Gianni Infantino, modifie profondément la structure de la compétition. Répartis entre seize villes hôtes situées aux États-Unis (11 stades), au Mexique (3 stades) et au Canada (2 stades), les 104 matchs du tournoi s’étaleront sur un mois dans des infrastructures modernes et souvent gigantesques.

Des enceintes mythiques accueilleront les rencontres : le MetLife Stadium de New York/New Jersey, le SoFi Stadium de Los Angeles, le Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta ou encore le légendaire Azteca de Mexico. Le Brésil, habitué des grands rendez-vous mondiaux, devra composer avec des distances considérables entre les sites de matchs, des décalages horaires et des conditions climatiques variées. Autant d’éléments qui plaident pour une sélection composée de joueurs robustes, disponibles et habitués aux déplacements intercontinentaux.

Dans ce contexte, un Neymar fragile physiquement représenterait-il un atout ou un risque ? La question mérite d’être posée. Les staffs médicaux des sélections nationales sont de plus en plus attentifs à la gestion des organismes, et personne ne souhaite emmener un joueur susceptible de rechuter après un ou deux matchs. D’autant que le format élargi multiplie les opportunités de progression pour les équipes bien préparées physiquement. Le Brésil ne peut pas se permettre de jouer avec le feu.

Entre espoir et résignation

Malgré ce tableau peu encourageant, Neymar n’a pas dit son dernier mot. Du moins officiellement. Sur ses réseaux sociaux, il continue d’afficher sa détermination et son désir de revenir plus fort. Ses proches évoquent un mental d’acier, une capacité à surmonter l’adversité qui l’a toujours caractérisé. Certains observateurs rappellent qu’il a déjà connu des blessures graves par le passé – notamment sa fracture d’une vertèbre lors du Mondial 2014 au Brésil – et qu’il est parvenu à rebondir.

Reste que les années passent, et que le corps ne répond plus comme à vingt ans. À bientôt 34 ans, Neymar entre dans la dernière partie de sa carrière. Son contrat avec Santos court jusqu’en juin 2025, et les rumeurs d’une possible retraite internationale commencent à circuler dans la presse brésilienne. Si l’attaquant devait renoncer au Mondial 2026, ce serait un crève-cœur pour tous les amoureux du football brésilien, habitués à voir leur star briller sur les plus grandes scènes.

Pour l’heure, le principal intéressé garde le silence. Aucune déclaration officielle n’a filtré concernant la gravité exacte de sa blessure au ménisque ni sur les délais de convalescence envisagés. Cette absence de communication alimente les spéculations. Certains médias avancent une indisponibilité de plusieurs mois, d’autres parlent d’une intervention chirurgicale qui pourrait compromettre définitivement ses chances de disputer le Mondial. Dans ce flou artistique, une seule certitude : Neymar ne rejouera pas avant 2026, et chaque jour qui passe éloigne un peu plus son rêve de gloire ultime en sélection.

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