Samedi soir à Miami, Donald Trump assistait à un gala de MMA au Kaseya Center quand son secrétaire d’État Marco Rubio s’est penché vers lui pour lui montrer une mauvaise nouvelle sur son téléphone : les négociations de paix avec l’Iran venaient d’échouer. Le Mondial 2026 débute dans soixante jours. L’hôte principal du tournoi regardait des combats en cage.
Rubio, une mauvaise nouvelle et une cage ensanglantée
La scène est documentée par plusieurs médias présents. Lors d’un des combats principaux de la soirée, Marco Rubio s’est incliné vers Trump pour lui montrer un écran. Il l’informait de l’échec de la réunion conduite à Islamabad par le vice-président JD Vance, censée amorcer une sortie du conflit entre les États-Unis et l’Iran. « Nous ne sommes pas parvenus à un accord », a déclaré Vance depuis le Pakistan. Au même moment, Trump regardait des archives de combats de l’UFC diffusées sur l’écran géant du stade.
Autour du président : Dana White, patron de l’UFC, plusieurs ex-responsables du FBI, des diplomates, et ses filles Ivanka et Tiffany. Près de 20 000 spectateurs dans la salle. Le New York Times décrit Trump « assis, impassible, les yeux fixés sur le sang et la salive qui éclaboussaient les combattants se frappant et se ruant brutalement l’un sur l’autre dans une cage ensanglantée. »
Le 14 juin, à la Maison Blanche plutôt qu’au stade
La soirée était présentée comme le « préambule » d’un événement plus grand : l’UFC Freedom 250, programmé le 14 juin dans les jardins de la Maison Blanche pour le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Et pour les 80 ans de Trump. Le 14 juin, c’est aussi le jour du coup d’envoi du Mondial 2026.
Trump avait déjà montré son rapport particulier aux footballeurs. Quand l’Inter Miami avait visité la Maison Blanche, il avait dit à Rodrigo De Paul qu’il était « trop beau pour être footballeur ». Samedi à Miami, c’est au Brésilien Paulo Costa, vainqueur par KO de l’Ukrainien Azamat Murzakanov, qu’il a tenu le même compliment au bord de l’octogone.
Un président sous pression à deux mois du tournoi
La guerre contre l’Iran est impopulaire. Les sondages sont mauvais. L’opposition réclame des examens médicaux, citant des « signes de difficultés cognitives ». Dans ce contexte, les soirées de MMA fonctionnent comme une soupape : Trump y est reçu en combattant vedette, acclamé aux cris de « U-S-A » et « Four more years », même si la Constitution lui interdit de se représenter en 2028.
La musique d’ambiance était signée Kid Rock. Le Pape Léon XIV, visé par des attaques répétées du président, a choisi de ne pas répondre ce week-end.
Le Mondial 2026 se joue dans 16 des plus grandes villes nord-américaines, avec les États-Unis comme hôte principal aux côtés du Canada et du Mexique. La phase de groupes débute le 11 juin. Les 48 équipes qualifiées connaissent déjà leur adversaire au premier tour. Trump connaîtra d’ici là l’issue des négociations avec Téhéran.

