À moins de 200 jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, le tirage au sort final aura lieu vendredi 5 décembre à Washington DC. Ce moment crucial dévoilera la composition des 12 groupes de quatre équipes qui lanceront le premier Mondial à 48 sélections, disputé pour la première fois dans trois pays : le Canada, le Mexique et les États-Unis. Un événement historique qui promet des confrontations inédites et des parcours imprévisibles.
Un tirage sous haute surveillance
Le processus s’appuiera sur le classement mondial de la FIFA publié en novembre 2025. Les 39 équipes déjà qualifiées découvriront leurs adversaires, tandis que deux places supplémentaires seront attribuées aux vainqueurs du tournoi de qualification intercontinental. Les éliminatoires européens ajouteront quatre autres sélections au tableau final, complétant ainsi le casting de cette édition XXL.
Une particularité majeure : les trois pays hôtes (Canada, Mexique, États-Unis) seront automatiquement placés dans le chapeau 1 et assignés à des positions prédéfinies. Cette garantie leur assure un statut de tête de série, indépendamment de leur classement FIFA réel. Les autres équipes du premier chapeau composeront l’élite mondiale avec l’Espagne, l’Argentine, la France, l’Angleterre, le Brésil, le Portugal, les Pays-Bas, la Belgique et l’Allemagne.

Des restrictions pour éviter les chocs prématurés
Les organisateurs ont prévu des garde-fous pour préserver l’équité sportive. Les deux premières équipes du classement mondial, si elles dominent leurs groupes, ne pourront se croiser qu’en finale. Cette règle protège les favorites d’une élimination précoce et maintient le suspense jusqu’au bout du tournoi. Imaginez une demi-finale sans l’Espagne ou l’Argentine ? Impensable pour les diffuseurs et les sponsors.
Les contraintes continentales jouent également un rôle déterminant. En principe, aucun groupe ne comptera plus d’une sélection de la même confédération, sauf pour l’UEFA. Avec 16 équipes européennes engagées, chaque poule accueillera au maximum deux formations du Vieux Continent. Cette disposition garantit des confrontations intercontinentales dès la phase de groupes, enrichissant le spectacle et la diversité tactique.
La composition des quatre chapeaux
Le chapeau 1 réunit les têtes d’affiche : Canada, Mexique, États-Unis, Espagne, Argentine, France, Angleterre, Brésil, Portugal, Pays-Bas, Belgique et Allemagne. Douze géants qui éviteront de se rencontrer avant les phases finales, du moins en théorie.
Le chapeau 2 aligne des outsiders redoutables : Croatie, Maroc, Colombie, Uruguay, Suisse, Japon, Sénégal, Iran, Corée du Sud, Équateur, Autriche et Australie. Ces formations peuvent bousculer n’importe quel favori lors d’un mauvais jour.
Les seconds couteaux qui peuvent mordre
Le chapeau 3 regroupe Norvège, Panama, Égypte, Algérie, Écosse, Paraguay, Tunisie, Côte d’Ivoire, Ouzbékistan, Qatar, Arabie Saoudite et Afrique du Sud. Des équipes capables d’exploits ponctuels, mais rarement sur la durée d’un tournoi.
Le chapeau 4 comprend Jordanie, Cap-Vert, Ghana, Curaçao, Haïti, Nouvelle-Zélande, plus les quatre qualifiés des barrages européens et les deux vainqueurs du tournoi intercontinental de qualification. Ce dernier pot réserve souvent des surprises, avec des sélections affamées qui n’ont rien à perdre face aux mastodontes.
Un calendrier dévoilé en deux temps
Le tirage définira les groupes et leurs compositions, mais pas seulement. Il établira également les adversaires de chaque nation, créant immédiatement des narratifs autour des « groupes de la mort » ou des « poules accessibles ». Les supporters pourront commencer à planifier leurs déplacements, même si une partie du puzzle manquera encore.
Le calendrier détaillé, avec l’assignation précise des stades et des horaires de chaque match, sera communiqué le samedi 6 décembre. Cette annonce en différé permet aux organisateurs d’optimiser la logistique en fonction des résultats du tirage. Éviter que trois équipes sud-américaines jouent le même jour dans la même ville, par exemple, ou répartir équitablement les matches télévisés aux heures de grande écoute pour différents continents.
Le déroulement du tirage au sort
La cérémonie suivra un protocole strict. Le tirage commencera par le chapeau 1, distribuant les douze têtes de série du groupe A au groupe L. Puis viendront successivement les chapeaux 2, 3 et 4. Chaque boule piochée provoquera son lot de réactions, entre soulagement et appréhension selon les nations concernées.
Washington DC accueillera cet événement planétaire qui mobilisera des millions de téléspectateurs. Le choix de la capitale américaine n’est pas anodin : il symbolise l’importance des États-Unis dans l’organisation de ce Mondial historique. Le coup d’envoi sera donné quelques mois plus tard, mais vendredi 5 décembre marquera le véritable début de l’aventure pour les 48 nations qualifiées. Certaines rêveront déjà de gloire, d’autres se contenteront de profiter de l’expérience. Mais toutes auront les yeux rivés sur ces boules qui décideront de leur destin. Le tirage au sort sera donc un moment déterminant.


