Quarante-deux sélections ont validé leur billet pour la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord, mais 141 nations ont déjà été éliminées des qualifications continentales. Parmi les absents, dix joueurs de très haut niveau devront suivre la compétition depuis leur canapé. Une cruelle réalité qui rappelle qu’aucun talent individuel ne garantit la présence au rendez-vous planétaire du football.
Keylor Navas manquera son quatrième Mondial
Le gardien costaricien a pourtant tout connu dans sa carrière. Triple vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid, passé par Newell’s Old Boys et actuellement sous les couleurs des Pumas, Navas incarnait l’excellence sur la ligne. Mais le football réserve parfois des scénarios inattendus. Le Costa Rica a concédé un match nul sans saveur face au Honduras lors de la dernière journée des éliminatoires de la CONCACAF. Pendant ce temps, Haïti battait le Nicaragua et volait la qualification aux Ticos.
Cette élimination illustre parfaitement la dimension collective du football international. Même avec un gardien de classe mondiale, une sélection peut manquer son objectif si les résultats ne suivent pas. Navas rejoint ainsi la liste des grands absents, une première depuis 2006 pour le portier de 38 ans.
L’Europe laisse des talents sur le carreau
Les qualifications européennes ont produit leur lot de déceptions. Khvicha Kvaratskhelia, devenu une pièce maîtresse du Paris Saint-Germain, a vu la Géorgie sombrer dans le groupe E avec seulement trois points récoltés en six matchs. Comment expliquer un tel naufrage ? Le talent individuel se heurte parfois à une organisation défaillante ou à un manque de profondeur d’effectif.
La Hongrie de Dominik Szoboszlai connaît un sort similaire. Le milieu polyvalent de Liverpool a multiplié les efforts pour porter son équipe nationale, mais une troisième place dans le groupe F ne suffit même pas pour accrocher un barrage. Le football moderne exige une régularité impitoyable sur toute une campagne qualificative.
Quand les géants slovènes et nigérians tréchuchent
La Slovénie n’a pas fait mieux avec quatre points en six rencontres dans le groupe B. Jan Oblak, l’un des meilleurs gardiens du monde sous le maillot de l’Atlético Madrid, et Benjamin Sesko, l’attaquant de Manchester United recruté pour 85 millions d’euros, profiteront d’un été prolongé en 2026. Une absence qui pèse lourd quand on connaît le calibre de ces joueurs.
L’Afrique n’échappe pas à la règle des surprises. Le Nigeria, habitué des grandes compétitions internationales, s’est effondré lors du barrage régional face à la République démocratique du Congo. Victor Osimhen, buteur prolifique de Galatasaray, et Ademola Lookman, l’ailier étincelant de l’Atalanta, regarderont le Mondial de loin. Les Super Eagles payent cash un passage à vide au pire moment.
Des révélations qui bouleversent la hiérarchie
Le Cap-Vert incarne la belle histoire de ces qualifications africaines. En éliminant le Cameroun, l’archipel lusophone prive Bryan Mbeumo de disputer sa première Coupe du monde. Le nouveau joyau des Red Devils espérait briller sur la scène mondiale, mais les Lions indomptables n’ont pas réussi à franchir l’obstacle cap-verdien.
La Guinée de Serhou Guirassy, l’avant-centre du Borussia Dortmund, et le Gabon de Pierre-Emerick Aubameyang, attaquant de l’Olympique de Marseille passé par Arsenal, complètent cette liste d’absents remarquables. Leurs sélections respectives ont quitté la compétition prématurément, trop faibles collectivement pour compenser le talent individuel de leurs stars.
Le repechage comme dernière chance
Six places restent à attribuer via les barrages intercontinentaux. Ces rencontres offriront une ultime opportunité à quelques nations de rejoindre les 42 qualifiés actuels. Mais pour les dix stars évoquées ici, le verdict est déjà tombé. Elles manqueront la première Coupe du monde à 48 équipes, une édition qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet 2026.
Cette absence collective de grands noms rappelle une vérité simple : le football international ne pardonne rien. Ni les erreurs tactiques, ni les contre-performances collectives, ni même les talents exceptionnels isolés dans des sélections en difficulté. Le Mondial 2026 se fera sans eux, mais leur qualité brillera toujours en club.


