L’élimination directe est de retour pour la Squadra Azzurra ! Après une défaite cinglante contre la Norvège, l’Italie n’a pas pu se qualifier directement pour la Coupe du monde 2026 et devra passer par les barrages fin mars 2026. Le tirage au sort a rendu son verdict et les hommes de Gennaro Gattuso connaissent leur parcours semé d’embûches, qui commence par un adversaire connu et se termine par un duel possiblement explosif pour un billet vers le Canada, les États-Unis et le Mexique.
La chute des azzurri : un scénario déjà-vu et l’urgence des barrages
La gifle est retentissante, historique même. S’incliner lourdement (4-1) à domicile face à la Norvège dans un match couperet est un véritable coup de tonnerre. Hier soir, la sélection italienne a rappelé à ses supporters les heures les plus sombres de son histoire récente, celles des qualifications manquées. Terminer deuxième de son groupe signifie une chose : il faudra passer par le purgatoire des barrages pour espérer rejoindre les 48 équipes qui disputeront le Mondial en Amérique du Nord.
Le spectre des éditions précédentes, notamment celle de 2018 où la Suède avait brisé le rêve italien, plane de nouveau au-dessus de la Nazionale. Le sélectionneur, Gennaro Gattuso, va devoir trouver les mots justes et la formule tactique pour remobiliser ses troupes d’ici le mois de mars 2026. C’est un véritable test de résilience pour un groupe qui compte pourtant des joueurs de classe mondiale comme le gardien Gianluigi Donnarumma.
L’enjeu est colossal. Pour un pays dont le football est une religion, manquer deux Coupes du monde de suite serait une cicatrice indélébile. D’ailleurs, les chroniques transalpines parlent déjà d’un véritable désastre sportif et d’une crise structurelle du calcio. La pression psychologique sur les épaules des joueurs sera immense lors de ces deux matchs à élimination directe.
La voie a : irlande du nord en entrée, le pays de galles en dessert potentiel
Grâce à son classement FIFA (9e), l’Italie était tête de série et figurait dans le chapeau 1 du tirage au sort des barrages, ce qui lui assure l’avantage de recevoir lors de sa demi-finale. Le tirage au sort, effectué à Zurich, a révélé une « Voie A » potentiellement piégeuse pour la Squadra Azzurra. La première étape est désormais connue et elle semble, sur le papier, abordable : l’Italie affrontera l’Irlande du Nord.
Ce sera un match à la saveur particulière pour les historiens du football, car l’Irlande du Nord avait été la bête noire de l’Italie pour la qualification au Mondial 1958. Rassurez-vous, les statistiques récentes sont beaucoup plus favorables aux Italiens : ils sont invaincus face aux Nord-Irlandais depuis plus d’un demi-siècle, n’ayant même pas encaissé de but lors de leurs sept dernières confrontations. Pour autant, l’équipe du Royaume-Uni est réputée pour sa solidité défensive et son engagement total dans les rencontres à enjeu. On parle ici de matchs à élimination directe, un format où l’erreur est interdite et le moindre coup de pied arrêté peut faire basculer le destin. Ne dit-on pas que les barrages sont une affaire de cœurs de jeu ?
Attention, danger : un match en italie puis une finale à l’extérieur
Si la troupe de Gennaro Gattuso parvient à surmonter l’obstacle nord-irlandais, elle se retrouvera en finale de barrage pour un seul et unique ticket pour l’Amérique du Nord. Et là, le tableau se corse. La Nazionale aura de fortes chances de croiser le vainqueur de l’autre demi-finale de la voie A : le duel entre le Pays de Galles et la Bosnie-Herzégovine.
Le tirage au sort a aussi déterminé que le vainqueur de la confrontation entre le Pays de Galles et la Bosnie-Herzégovine aurait l’avantage de recevoir la finale. En clair : en cas de qualification, l’Italie devra voyager, très probablement à Cardiff, pour son match le plus important. Affronter le Pays de Galles, porté par une ambiance surchauffée et des joueurs expérimentés comme Aaron Ramsey, est un scénario que tout supporter italien souhaite éviter. Les Gallois ont une solide culture de ces matches couperets et savent transformer leur stade en véritable chaudron. Imaginez la pression !
Le format à match unique des barrages européens (demi-finales le 26 mars et finales le 31 mars 2026) réduit drastiquement la marge d’erreur. Il n’y a pas de match retour pour se rattraper. C’est une épreuve de force nerveuse qui rappelle les grandes heures du caténaccio et des batailles tactiques. L’Italie, championne d’Europe en titre, doit retrouver cette étincelle et cet esprit de corps pour éviter une nouvelle désillusion et valider son billet pour les États-Unis, le Canada et le Mexique l’été prochain. La route est longue et périlleuse. Serez-vous devant votre télévision pour ces soirées sous haute tension ?


