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France-Angleterre : la finale interdite ? La FIFA bouleverse la Coupe du monde 2026 avec une règle inédite

Le tirage au sort du Mondial 2026 se prépare à Washington dans un climat d’attente exceptionnelle. Ce mardi 25 novembre, la FIFA a dévoilé une procédure inédite qui pourrait dessiner un chemin royal pour les quatre géants du football mondial. Une révolution qui change tout pour les Bleus.

Un protocole qui protège les quatre grands du football

L’annonce est tombée en pleine semaine et elle fait déjà parler dans les cercles footballistiques. La FIFA a confirmé un dispositif stratégique qui concerne directement les équipes les mieux classées au ranking mondial. L’Espagne, numéro un planétaire, et l’Argentine, championne du monde en titre et deuxième au classement, seront placées dans des moitiés de tableau opposées. Même principe pour la France, troisième, et l’Angleterre, quatrième. Cette mécanique garantit une séparation totale entre ces mastodontes jusqu’aux demi-finales, à condition qu’ils respectent leur rang en terminant premiers de groupe.

Concrètement, si tout se passe comme prévu pour les têtes de série, les Bleus ne croiseront les Three Lions qu’en finale au MetLife Stadium, le 19 juillet 2026. Un scénario qui évoque déjà des souvenirs de grandes confrontations européennes, mais cette fois sous le soleil nord-américain. Pour Didier Deschamps et ses hommes, cette configuration représente une opportunité rare : éviter l’un des favoris majeurs pendant la phase à élimination directe pourrait faciliter la route vers un troisième sacre mondial.

La procédure adoptée vise surtout à préserver l’équilibre sportif dans ce nouveau format à 48 équipes. Avec l’élargissement du tournoi décidé en janvier 2017 sous l’impulsion de Gianni Infantino, la FIFA a cherché à maintenir un niveau d’intensité et d’enjeu dans les phases finales. En séparant les quatre premiers mondiaux dès le départ, l’instance garantit que les chocs à haute tension ne surviendront pas trop tôt dans la compétition.

Washington DC s’apprête à vivre un moment historique

Le 5 décembre prochain, tous les regards convergeront vers le Kennedy Center de Washington DC. Cette institution culturelle emblématique, érigée en mémoire du président John F. Kennedy, accueillera le tirage au sort le plus attendu de l’histoire du football mondial. La cérémonie débutera à 12h heure locale, soit 18h en France, et sera retransmise dans le monde entier. Donald Trump, président des États-Unis et du Kennedy Center, a personnellement annoncé l’événement depuis la Maison Blanche aux côtés de Gianni Infantino.

Pour la première fois, des supporters représentant chacune des 16 villes hôtes pourront participer à une loterie spéciale offrant des billets VIP pour la finale. Une manière d’impliquer les communautés locales dans cette aventure continentale. Le Kennedy Center, qui attire chaque année des millions de visiteurs pour plus de 2 000 spectacles et événements, se transformera en théâtre mondial du football le temps d’une soirée.

Ce n’est pas la première fois qu’un tirage au sort génère autant d’effervescence, mais l’édition 2026 promet quelque chose d’unique. Avec 104 matchs au programme contre 64 habituellement, 48 équipes au lieu de 32, et une organisation répartie sur trois pays, ce Mondial représente un défi logistique et sportif sans précédent. Le lendemain du tirage, le 6 décembre, la FIFA révélera le calendrier complet avec les stades, les horaires de coup d’envoi et la répartition géographique des rencontres à travers les 16 villes hôtes.

Le chapeau 1 : un club très fermé où la France trône

Les Bleus peuvent déjà se réjouir : leur statut de tête de série est acté. Dans le chapeau 1, on retrouve les trois nations organisatrices — Canada, Mexique et États-Unis — rejointes par neuf sélections d’élite. Aux côtés de la France figurent donc l’Espagne, l’Argentine, l’Angleterre, mais aussi le Brésil, le Portugal, les Pays-Bas, la Belgique et l’Allemagne, qui a sauvé sa place in extremis grâce à ses victoires contre le Luxembourg et la Slovaquie.

Cette répartition dans le premier pot offre une garantie précieuse : au premier tour, la France évitera ces géants du football. Elle échappera également automatiquement aux nations de la CONCACAF (zone Amérique du Nord et Centrale), puisque les pays hôtes y sont déjà présents. Le spectre d’un groupe relevé n’est pas totalement écarté pour autant. Le chapeau 2 recèle quelques épouvantails notables comme le Maroc, demi-finaliste surprise en 2022, la Croatie, finaliste en 2018, ou encore la Colombie et l’Uruguay.

Et il y a ce détail qui pourrait tout changer : les six équipes encore à qualifier via les barrages intercontinentaux et européens en mars 2026 seront automatiquement versées dans le chapeau 4. Parmi elles pourrait figurer l’Italie, quatre fois championne du monde et 12e au classement FIFA. Si la Squadra Azzurra se qualifie, elle représentera un danger majeur dans le dernier chapeau, créant potentiellement des « groupes de la mort » redoutables. Imaginez un groupe réunissant l’Argentine, le Japon, l’Algérie et l’Italie : de quoi faire trembler n’importe quel favori dès le premier tour.

Douze groupes de quatre : le nouveau visage du Mondial

Fini le format compact à 32 équipes. Le Mondial 2026 inaugurera une formule à 48 nations réparties en 12 groupes de 4 équipes. Chaque formation disputera trois matchs de poule, comme dans le système traditionnel. Les deux premiers de chaque groupe se qualifieront automatiquement pour la phase à élimination directe, auxquels s’ajouteront les huit meilleurs troisièmes. Au total, 32 équipes accéderont aux seizièmes de finale, une étape supplémentaire qui n’existait pas dans l’ancien format.

Ce changement radical a été adopté en mars 2023 par le Conseil de la FIFA, abandonnant l’idée initiale de 16 groupes de trois équipes. Pourquoi ce revirement ? La Coupe du monde 2022 au Qatar a démontré l’intérêt des groupes de quatre, où chaque dernière journée génère un suspense maximal avec deux matchs simultanés. Le risque d’arrangements entre équipes, redouté avec des poules de trois, a été jugé trop élevé. Résultat : le tournoi s’étalera sur 39 jours, du 11 juin au 19 juillet, avec 104 rencontres au total.

Pour les équipes atteignant la finale, le parcours complet comptera désormais huit matchs au lieu de sept. Une exigence physique supplémentaire qui pourrait favoriser les sélections disposant d’un banc de grande qualité. L’UEFA bénéficie d’un avantage numérique considérable avec 16 représentants, contre 13 auparavant. Règle d’exception : chaque groupe pourra contenir jusqu’à deux équipes européennes, alors que pour les autres confédérations, une seule nation par zone géographique sera autorisée dans chaque poule.

Une aventure continentale entre trois zones géographiques

La FIFA a divisé les 16 villes hôtes en trois zones pour optimiser la logistique et limiter les déplacements épuisants des équipes. À l’Ouest, on trouve Vancouver, Seattle, San Francisco et Los Angeles, avec notamment le mythique stade Azteca qui ne fait pas partie de cette zone mais qui accueillera le match d’ouverture le 11 juin à Mexico. Le Centre regroupe Guadalajara, Monterrey, Houston, Dallas et Kansas City. Enfin, la zone Est comprend Atlanta, Miami, Toronto, Boston, Philadelphie et le très attendu MetLife Stadium dans le New Jersey.

Cette enceinte de 82 500 places, située à East Rutherford à quelques kilomètres de Manhattan, accueillera la finale le 19 juillet. Renommé temporairement « stade New York – New Jersey » pour l’occasion (l’assureur MetLife n’étant pas sponsor officiel de la FIFA), ce temple du football américain abritera huit matchs dont un seizième et un huitième de finale. Son choix pour la finale ne doit rien au hasard : la proximité avec New York, hub médiatique mondial, garantit une visibilité maximale et un accès facile aux infrastructures hôtelières et aéroportuaires.

Les sélectionneurs européens comme Didier Deschamps ont déjà évoqué leur préférence pour les groupes disputés à l’Est, où les distances sont plus courtes et les températures estivales plus clémentes qu’au Texas ou en Arizona. Les déplacements entre villes pourraient représenter plusieurs milliers de kilomètres pour certaines équipes, un facteur de fatigue non négligeable sur un tournoi de 39 jours.

Mars 2026 : les derniers billets en jeu

Au moment du tirage au sort du 5 décembre, 42 des 48 équipes seront connues. Les six dernières places se joueront lors de deux compétitions de barrages en mars 2026. Le Tournoi de barrage intercontinental réunira six sélections issues de cinq confédérations se disputant deux places : l’Irak (Asie), la RD Congo (Afrique), la Nouvelle-Calédonie (Océanie), la Jamaïque et le Suriname (CONCACAF), ainsi que la Bolivie (Amérique du Sud). Ces rencontres se dérouleront au Mexique, à Guadalajara et Monterrey, du 23 au 31 mars.

Parallèlement, l’Europe organisera ses propres barrages avec 16 nations en lice pour quatre billets. L’Italie, reléguée malgré son prestige dans cette voie de garage, affrontera l’Irlande du Nord en demi-finale. Si elle l’emporte, elle défiera en finale le vainqueur du duel Pays de Galles – Bosnie-Herzégovine. Le tableau B s’annonce particulièrement relevé avec l’Ukraine qui a tiré la Suède, et potentiellement la Pologne ou l’Albanie ensuite. Ces barrages européens se tiendront durant la même fenêtre internationale de mars, entre le 23 et le 31.

Cette situation crée un suspense inhabituel : au moment du tirage, six emplacements seront représentés par des étiquettes neutres dans le chapeau 4. Ces « fantômes » prendront forme en mars, complétant ainsi le tableau définitif à moins de trois mois du coup d’envoi. Une première dans l’histoire des Coupes du monde modernes.

Les États-Unis en position de force dans leur propre jardin

Avec 78 matchs sur 104 disputés sur leur territoire, les États-Unis bénéficient d’un avantage considérable. Ils joueront leur match d’ouverture le 12 juin au SoFi Stadium d’Inglewood, en Californie, cette arène futuriste de 70 000 places qui a coûté 5,5 milliards de dollars. Leur deuxième rencontre se déroulera à Seattle au Lumen Field, avant un retour au SoFi pour leur troisième match de groupe. Un parcours entièrement californien qui évite les décalages horaires et les longs déplacements.

Le Canada fera ses débuts au BMO Field de Toronto le 12 juin également, devant son public. Les Canucks accueilleront 13 matchs au total, répartis entre Toronto (6 rencontres) et Vancouver (7). Le Mexique, habitué des grandes compétitions après avoir organisé les Coupes du monde 1970 et 1986, inaugurera le tournoi au stade Azteca, temple du football où Pelé et Maradona ont écrit l’histoire. Cette enceinte mythique devient le premier stade à accueillir trois Coupes du monde, un record absolu.

Pour les trois nations organisatrices, la qualification automatique représente un privilège, mais aussi une pression immense. Chaque équipe sera attendue par son public et devra justifier sa place parmi les favoris. Les États-Unis n’ont plus dépassé les huitièmes de finale depuis 2002, le Canada n’a participé qu’à une seule phase finale (1986), et le Mexique rêve de briser sa malédiction des huitièmes de finale qui le poursuit depuis sept éditions.

Les chiffres d’un tournoi hors norme

Plus d’un million de visiteurs sont attendus dans la région de New York – New Jersey pour la finale, dont environ la moitié sans billet. L’impact économique du Mondial 2026 dans cette seule zone est estimé à plus de 2 milliards de dollars, avec la création de 14 000 emplois temporaires. À l’échelle continentale, la FIFA anticipe un budget record de 11 milliards de dollars sur le cycle quadriennal 2023-2026, contre 7,5 milliards lors du cycle précédent.

Le tournoi durera 39 jours, soit une semaine de plus que les éditions 2014 et 2018. Les 48 équipes qualifiées représentent près d’un quart des 211 nations affiliées à la FIFA. L’Afrique dispose de 9 places (contre 5 auparavant), l’Asie de 8 places (contre 4,5), l’Europe de 16 (contre 13), l’Amérique du Sud de 6 (contre 4,5), la CONCACAF de 6 plus les 3 pays hôtes (contre 3,5), et l’Océanie d’une place. Deux billets supplémentaires seront attribués via les barrages intercontinentaux.

Ce Mondial 2026 marque aussi l’avènement de nouvelles puissances footballistiques : la Jordanie et l’Ouzbékistan participeront pour la première fois à une phase finale. Le Maroc, après sa demi-finale historique en 2022, figure dans le chapeau 2 et pourrait bien créer une nouvelle surprise. L’élargissement du format permet à des nations moins exposées médiatiquement de prouver leur valeur sur la plus grande scène.

Et si l’édition 2026 marquait le début d’une nouvelle ère pour le football mondial ? Avec des outsiders plus nombreux, des groupes imprévisibles et une finale promise au MetLife Stadium, le spectacle s’annonce total. Pour la France, le chemin vers un troisième titre mondial commence donc le 5 décembre à Washington, avec l’espoir secret de retrouver l’Angleterre dans un ultime duel au Nouveau Monde.

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