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Vinícius Jr. dévoile ses quatre favoris et exclut le Brésil

Vinícius Jr. dévoile ses quatre favoris et exclut le Brésil

Lors d’un entretien avec le streamer espagnol Ibai Llanos, Vinícius Jr. a livré son pronostic pour le Mondial 2026. L’attaquant du Real Madrid place l’Argentine, le Portugal, l’Espagne et la France en tête de ses favoris. Le Brésil, sa propre sélection, ne figure pas dans cette liste. Un aveu lucide qui en dit long sur l’état des forces du football mondial à quelques mois du coup d’envoi.

Quatre géants du football selon Vinícius

Le choix du Brésilien n’a rien d’anodin. L’Argentine, championne du monde en titre et victorieuse de la Copa América, domine les éliminatoires sud-américaines avec une régularité impressionnante. La sélection de Lionel Scaloni a d’ailleurs balayé le Brésil lors de leurs deux confrontations, un score global qui ne laisse aucune place au doute. Pour Vinícius, l’Albiceleste reste la référence absolue.

La France conserve son statut de puissance installée. Finaliste au Qatar en 2022, l’équipe de Didier Deschamps continue de rivaliser avec les meilleures nations européennes. Le réservoir de talents des Bleus, leur expérience des grandes compétitions et leur solidité collective en font un candidat naturel au sacre.

L’Espagne, championne d’Europe en titre, bénéficie d’une génération dorée emmenée par des joueurs que Vinícius côtoie au quotidien en Liga. « Elle joue toujours très bien et dispose de joueurs d’une qualité exceptionnelle », a-t-il reconnu. Quant au Portugal, la sélection lusitanienne s’est imposée comme une force constante du football européen ces dernières années, avec des résultats réguliers dans les compétitions majeures.

Le Brésil, grand absent de sa propre liste

Vinícius Jr. n’a pas cherché à embellir la situation. Le Brésil traverse un cycle compliqué, marqué par des défaites marquantes et une instabilité chronique sur le banc de touche. La Seleção n’a plus soulevé le trophée depuis la Coupe du monde 2002, une éternité pour un pays qui en compte cinq.

Ce constat sévère de la part de l’un des visages de la sélection reflète un malaise profond. Le Brésil a souffert en éliminatoires, encaissé des revers humiliants et peiné à trouver une identité de jeu stable. Difficile, dans ces conditions, de se projeter parmi les favoris.

Ancelotti, l’homme qui peut tout changer

L’arrivée de Carlo Ancelotti à la tête de la sélection brésilienne modifie sensiblement l’équation. Vinícius Jr. ne cache pas l’influence positive du technicien italien qu’il connaît parfaitement depuis leurs années communes au Real Madrid. « Il me dit toujours que nous allons gagner le Mondial », a confié l’attaquant, ajoutant avec humour que son entraîneur apprend le portugais à une vitesse remarquable.

Depuis la prise de fonction d’Ancelotti, le climat a changé au sein du groupe. L’équipe joue plus librement, affiche davantage de confiance et a retrouvé une énergie collective. Le technicien a notamment testé un système offensif associant Vinícius, Rodrygo, Matheus Cunha et le jeune Estêvão, avec des résultats encourageants face à des adversaires de haut niveau.

La question centrale reste celle de l’équilibre. Si le Brésil veut rivaliser avec les quatre sélections citées par Vinícius, le milieu de terrain sera déterminant. Les incertitudes autour de la condition physique de Bruno Guimarães ajoutent une couche de complexité à l’édifice tactique d’Ancelotti.

Un rêve nommé « La Sexta »

Vinícius Jr. ne manque pas d’ambition personnelle. « J’ai déjà beaucoup gagné, mais je veux continuer à accumuler les titres », a-t-il déclaré. Son rêve ? Faire partie de l’équipe qui offrira au Brésil sa sixième étoile mondiale. Un objectif qui galvanise tout un pays, où le football reste bien plus qu’un sport.

Le Brésil ne figure peut-être pas parmi les favoris de son propre joueur vedette, mais avec Ancelotti aux commandes et un groupe en reconstruction, la CBF dispose d’atouts sérieux pour créer la surprise. Le Mondial 2026, avec son format élargi à 48 équipes et ses trois pays hôtes, promet des surprises. Et si la plus grande venait justement du Brésil ?