en

Trêve internationale mars 2026 : barrages, amicaux et saga CAN avant le Mondial

Trêve internationale mars 2026 : barrages, amicaux et saga CAN avant le Mondial

À 79 jours du coup d’envoi du Mondial nord-américain, la fenêtre internationale de mars est la dernière occasion pour les sélections de se préparer. Pour certaines, ce sont deux matchs amicaux sans pression. Pour d’autres, c’est une question de survie : six places sont encore à distribuer via les barrages. Tour d’horizon d’une trêve qui va faire du bruit.

L’Italie joue sa qualification, encore

La Squadra Azzurra est la grande menace de ces barrages européens. Douzième au classement FIFA, l’Italie n’a plus disputé de Coupe du monde depuis 2014. Douze ans. Gennaro Gattuso a remis de l’ordre dans la maison, mais les résultats ne valent rien tant que le billet n’est pas en poche. Le 26 mars, les Azzurri accueillent l’Irlande du Nord. Si l’obstacle est gérable sur le papier, la finale du barrage le 31 mars contre le Pays de Galles ou la Bosnie-Herzégovine sera une autre histoire.

L’Italie n’est pas la seule à transpirer. Ces barrages européens impliquent aussi le Danemark de Christian Eriksen, la Pologne de Robert Lewandowski, la Suède avec Alexander Isak et Viktor Gyökeres, la Turquie de Håkan Çalhanoğlu, l’Ukraine d’Illya Zabarnyi. Des équipes compétitives, des enjeux réels.

Pour les Bleus, l’œil sera aussi tourné vers les barrages intercontinentaux. Le troisième adversaire de la France en phase de groupes sera le vainqueur du barrage opposant l’Irak, la Bolivie et le Suriname. Pas encore un adversaire identifié, mais bientôt.

Des affiches amicales qui ne sont pas que du folklore

Les 42 nations déjà qualifiées profitent de cette trêve pour peaufiner leur jeu. Les matchs amicaux de mars auront un vrai intérêt tactique pour des sélectionneurs en quête de réponses à moins de trois mois du tournoi.

La fameuse Finalissima entre l’Espagne et l’Argentine — qui devait opposer les vainqueurs du dernier Euro et de la dernière Copa America — n’aura pas lieu. Le conflit au Moyen-Orient a rendu impossible l’organisation du match au Qatar. Les Espagnols joueront la Serbie et l’Égypte, les Argentins la Mauritanie et la Zambie. Décevant pour les amateurs de grandes affiches.

L’Allemagne, sortie en phase de groupes lors des deux derniers Mondiaux, affronte la Suisse et le Ghana. L’Angleterre joue l’Uruguay et le Japon. Les Pays-Bas se frottent à la Norvège puis à l’Équateur. La Belgique et le Portugal sont en tournée aux États-Unis, où ils affronteront les Américains de Mauricio Pochettino et le Mexique — deux des trois nations hôtes. La Croatie, placée dans le même groupe que la France au Mondial, joue les mêmes adversaires que les Bleus : la Colombie d’abord, le Brésil quatre jours plus tard.

La saga CAN s’invite dans la trêve

L’histoire est rocambolesque. Le 18 janvier, le Sénégal avait remporté la CAN 2025 sur le terrain, au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Deux mois plus tard, le jury d’appel de la CAF a attribué le titre au Maroc sur tapis vert, en raison d’irrégularités lors de la finale. Le Sénégal a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester la décision.

Résultat : les deux sélections arrivent dans cette trêve dans un état bizarre, entre incertitude juridique et nécessité de se reconcentrer sur le football. Le Sénégal — futur adversaire de la France au Mondial — jouera le Pérou le 28 mars au Stade de France (17h), puis la Gambie. Le Maroc, lui, affronte l’Équateur puis le Paraguay. Deux équipes africaines avec de vraies ambitions au Mondial, contraintes de mettre de côté une polémique qui n’est pas près de se terminer.

Les petits nouveaux et l’Iran en suspens

Curaçao et le Cap-Vert disputeront leur premier Mondial cet été. Pour ces deux sélections, chaque match amical compte double. Curaçao, qui affrontera l’Allemagne, la Côte d’Ivoire et l’Équateur en phase de groupes, joue la Chine et l’Australie. Le Cap-Vert, futur adversaire de l’Espagne et de l’Uruguay, se mesure au Chili et à la Finlande. Haïti, à sa deuxième Coupe du monde, affronte la Tunisie et l’Islande.

L’Iran, qualifié pour la quatrième fois consécutive, est dans une situation différente. Sa présence aux États-Unis reste incertaine en raison des tensions entre Washington, Israël et Téhéran. La sélection maintient quand même sa préparation avec deux matchs en Turquie, contre le Nigeria et le Costa Rica. La question de sa participation effective sera tranchée dans les semaines à venir.