À 70 jours du coup d’envoi du premier match à Mexico, OPTA Analyst a publié ses projections de victoire finale pour les 48 nations qualifiées. L’Espagne est la grande favorite avec 15,83 % de chances de soulever le trophée le 19 juillet à New York. La France arrive deuxième à 12,77 %. L’Argentine, championne en titre, est quatrième.
L’Espagne devant, la France juste derrière
Le modèle statistique d’OPTA Analyst place l’Espagne en tête des favoris avec une probabilité de 15,83 % de remporter la Coupe du monde. C’est la seule équipe à dépasser les 15 %. Derrière, la France suit à 12,77 %, soit un écart de trois points qui reste rattrapable selon les scénarios de tableau.
L’Angleterre complète le trio de tête à 10,99 %, devant l’Argentine à 10,51 %. Les Albicelestes, qui défendent leur titre remporté au Qatar en 2022, restent donc dans la conversation — mais le modèle ne les voit pas comme les favoris logiques de cette édition.
Le Portugal de Cristiano Ronaldo arrive cinquième à 6,92 %, devant le Brésil à 6,55 % et l’Allemagne à 5,68 %. Ces sept nations concentrent à elles seules plus de 69 % des chances de victoire selon OPTA.
La Norvège et la Colombie créent la surprise
Parmi les résultats un peu inattendus du modèle, la Norvège pointe à la neuvième place avec 3,41 %. Erling Haaland et ses coéquipiers participent pour la première fois à une phase finale de Coupe du monde depuis 1998 — et OPTA les juge plus dangereux que la Belgique (2,33 %), la Colombie (1,99 %) ou le Maroc (1,75 %).
La Colombie à 1,99 % mérite aussi qu’on s’y arrête. James Rodríguez a 34 ans en juin 2026. L’équipe a terminé deuxième de qualification CONMEBOL derrière l’Argentine. Le modèle leur attribue plus de chances que l’Uruguay (1,58 %), la Suisse (1,55 %) ou la Croatie (1,54 %).

Le bas du tableau, de l’Afrique à Haïti
À l’autre bout du classement, Haïti et Curaçao sont créditées de 0,00 % de chances de victoire finale — une façon polie de dire que le modèle ne leur imagine aucun scénario plausible de titre. Le Qatar, pays organisateur de la dernière édition, est à 0,07 %, soit le même score que la Jordanie et l’Ouzbékistan.
Parmi les sélections africaines, le Maroc reste la référence à 1,75 %, loin devant le Sénégal (0,73 %), l’Algérie (0,22 %), la Côte d’Ivoire (0,20 %) ou le Ghana (0,16 %). La R.D. du Congo, qualifiée pour sa première Coupe du monde, est à 0,08 %.
Le classement complet des 48 nations
Espagne 15,83 %
France 12,77 %
Angleterre 10,99 %
Argentine 10,51 %
Portugal 6,92 %
Brésil 6,55 %
Allemagne 5,68 %
Pays-Bas 3,81 %
Norvège 3,41 %
Belgique 2,33 %
Colombie 1,99 %
Maroc 1,75 %
Mexique 1,71 %
Uruguay 1,58 %
Suisse 1,55 %
Croatie 1,54 %
Équateur 1,32 %
Japon 1,31 %
États-Unis 1,20 %
Turquie 0,98 %
Canada 0,82 %
Sénégal 0,73 %
Suède 0,51 %
Autriche 0,49 %
Paraguay 0,42 %
Corée du Sud 0,38 %
Australie 0,35 %
Égypte 0,32 %
République tchèque 0,24 %
Bosnie-Herzégovine 0,24 %
Écosse 0,24 %
Iran 0,22 %
Algérie 0,22 %
Côte d’Ivoire 0,20 %
Ghana 0,16 %
Tunisie 0,12 %
Nouvelle-Zélande 0,08 %
R.D. du Congo 0,08 %
Panama 0,08 %
Afrique du Sud 0,07 %
Qatar 0,07 %
Jordanie 0,07 %
Ouzbékistan 0,07 %
Arabie saoudite 0,05 %
Irak 0,05 %
Cap-Vert 0,01 %
Haïti 0,00 %
Curaçao 0,00 %
Ce que ce classement ne dit pas
Les modèles statistiques agrègent des données historiques, des classements FIFA, des résultats récents et des données de performance individuelle. Ils ne tiennent pas compte du tirage au sort des groupes — qui n’a pas encore eu lieu — ni des blessures, ni du format particulier d’un tournoi à 48 équipes où la phase de groupes ne garantit qu’un seul éliminé sur quatre.
La Coupe du monde 2026 débute le 11 juin à Mexico. La finale se joue le 19 juillet au MetLife Stadium de New York. Les Bleus ont eu pire comme point de départ sur le papier.
