Le tableau est complet. Quarante-huit nations joueront la Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et au Canada à partir du 11 juin 2026. Les six dernières places ont été attribuées le 31 mars lors des barrages de l’UEFA et d’autres confédérations, avec notamment la qualification de la Suède, de la Turquie, de la Bosnie-Herzégovine et de la Tchéquie. L’Italie, elle, regardera le tournoi depuis son canapé pour la deuxième fois consécutive — du jamais-vu depuis 1958.
Un plateau qui s’est constitué sur seize mois
Le Japon a ouvert le bal le 20 mars 2025, premier pays qualifié après les nations hôtes. Huit participations consécutives pour la Samurai Blue, un record en Asie. L’Argentine a suivi cinq jours plus tard, tenant du titre oblige. Puis les qualifications se sont enchaînées par vagues, confédération après confédération, jusqu’au 31 mars 2026 où les six dernières places ont été distribuées.
Parmi les histoires notables de cette campagne : la Nouvelle-Zélande retrouve le Mondial pour la première fois depuis 2010, qualifiée dès le 24 mars 2025. L’Océanie récupère un ticket direct, ce qu’elle avait perdu lors des cycles précédents. À l’inverse, l’Italie encaisse sa deuxième élimination en phase de qualification, après le fiasco de 2018 contre la Suède. Deux absences consécutives que seul le Mondial 1954-1958 avait connues pour la Squadra Azzurra.
L’Europe envoie 16 équipes, l’Afrique en a 10
Le passage à 48 équipes a redistribué les quotas. La FIFA a alloué 16 places à l’UEFA, contre 13 auparavant. L’Afrique passe de 5 à 10 représentants : Maroc, Tunisie, Égypte, Algérie, Ghana, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Sénégal et République démocratique du Congo. Pour certaines de ces fédérations, c’est une première ou un retour après plusieurs décennies d’absence.
Du côté de la CONMEBOL, six équipes se sont qualifiées via les qualifications sud-américaines : l’Argentine, le Brésil, l’Équateur, l’Uruguay, la Colombie et le Paraguay. La Bolivie et le Venezuela n’ont pas réussi à décrocher leur billet. En Asie, le Japon, la Corée du Sud, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Jordanie, l’Australie, l’Arabie saoudite et le Qatar ont validé leur participation. L’Irak complète ce groupe, qualifié le 31 mars 2026.
Les barrages UEFA ont livré leurs verdicts le 31 mars
La Suède, la Turquie, la Bosnie-Herzégovine et la Tchéquie ont obtenu leur billet lors des barrages intercontinentaux et européens du 31 mars. Ces quatre nations rejoignent un groupe UEFA qui compte déjà l’Angleterre, la Croatie, le Portugal, la Norvège, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, l’Espagne, l’Autriche et l’Écosse — tous qualifiés entre le 14 et le 18 novembre 2025. La France avait elle décroché sa place le 13 novembre 2025.
Curaçao et Haïti représentent la zone CONCACAF avec Panama, en plus des trois nations hôtes. Pour Curaçao, c’est une première absolue en phase finale de Coupe du monde.
Où et quand se joue le tournoi
Le match d’ouverture se tiendra le 11 juin 2026 à l’Estadio Azteca de Mexico, l’enceinte qui a déjà accueilli deux finales mondiales (1970 et 1986). La finale est programmée pour le 19 juillet 2026 au MetLife Stadium dans la région de New York-New Jersey — le même État qui avait organisé la finale de 1994.
Quarante-huit équipes, 104 matches, 16 stades répartis sur trois pays. La phase de groupes verra 12 poules de quatre équipes, avec seulement le dernier de chaque groupe éliminé. Mécaniquement, plus d’équipes passent le premier tour qu’avant — 32 sur 48 contre 16 sur 32. Ce format inédit soulève des questions logistiques que la FIFA devra gérer dans des délais serrés.
Rendez-vous le 11 juin à Mexico City pour le coup d’envoi.
