Six places sont encore libres pour la Coupe du monde 2026. Elles se jouent en ce moment même, via des barrages dont la mécanique varie selon les continents. En Europe, quatre voies parallèles avec demi-finales et finales. Dans le reste du monde, deux parcours intercontinentaux disputés au Mexique. Mode d’emploi.
Les quatre voies européennes, une par une
L’UEFA a organisé ses barrages en quatre voies distinctes, chacune fonctionnant de la même façon : deux demi-finales, puis une finale le 31 mars. Quatre voies, quatre billets pour l’Amérique du Nord.
La voie A est celle que tout le monde regarde. L’Italie, absente des deux derniers Mondiaux, affronte l’Irlande du Nord le 26 mars. En face, le Pays de Galles reçoit la Bosnie-Herzégovine. Les deux vainqueurs se retrouvent le 31 mars pour décider qui rejoint le tournoi. Les Azzurri partent favoris sur le papier, mais c’est précisément ce genre de barrage qu’ils ont raté en 2018 et en 2022.
La voie B met aux prises l’Ukraine et la Suède d’un côté — avec Alexander Isak et Viktor Gyökeres en attaque, ce n’est pas rien — et la Pologne de Robert Lewandowski face à l’Albanie de l’autre. La voie C oppose la Slovaquie au Kosovo, et la Turquie de Håkan Çalhanoğlu à la Roumanie. La voie D, enfin, voit la Tchéquie jouer la République d’Irlande, pendant que le Danemark de Christian Eriksen affronte la Macédoine du Nord.
Ces matchs sont à suivre sur le site de l’UEFA, qui centralise l’ensemble du tableau et des résultats en temps réel.
Les barrages intercontinentaux : deux parcours au Mexique
Le reste du monde fonctionne différemment. La FIFA a organisé deux parcours intercontinentaux — A et B — disputés sur sol mexicain. Guadalajara accueille le parcours A, Monterrey le parcours B. Le principe est le même : deux demi-finales, une finale, un seul billet par parcours.
Dans le parcours B, la Bolivie affronte le Suriname le 27 mars à 23h (heure de Paris). Le vainqueur joue l’Irak le 1er avril à 5h du matin. Ce dernier match intéresse directement les supporters français : le gagnant de ce parcours B rejoint le groupe I de l’équipe de France, aux côtés du Sénégal et de la Norvège. L’adversaire des Bleus en troisième match de poule sera donc connu au petit matin du 1er avril.
Le parcours A, lui, réserve peut-être la plus belle histoire de ces barrages. La Nouvelle-Calédonie, territoire français du Pacifique qualifié via la zone OFC, affronte la Jamaïque le vendredi 28 mars à 4h du matin. En cas de victoire, les Cagous joueraient la finale contre la République démocratique du Congo le 31 mars à 23h. Une qualification de la Nouvelle-Calédonie serait historique pour un territoire de 270 000 habitants — et la première fois qu’un territoire français disputerait une Coupe du monde sous son propre drapeau.
Pourquoi l’Europe sauve plus d’équipes que les autres
Le déséquilibre est réel. L’Europe dispose de quatre tickets via les barrages, là où tous les autres continents confondus ne se partagent que deux places intercontinentales. C’est l’héritage d’un système de qualification qui favorise historiquement l’UEFA, au détriment des confédérations africaine, asiatique ou océanienne. La FIFA a légèrement rééquilibré les allocations pour ce Mondial à 48 équipes, mais le principe reste le même.
Pour les équipes d’Afrique, d’Asie ou d’Océanie qui n’ont pas obtenu leur qualification directe, l’unique voie passe donc par ces deux parcours intercontinentaux. Un seul match de trop, et c’est terminé — sans possibilité de revanche par une autre voie, contrairement au système européen à quatre branches.
Le calendrier complet des barrages est disponible sur le site officiel de la FIFA. Les six derniers qualifiés pour la Coupe du monde 2026 seront connus le 1er avril.
