La course aux places dans les sélections du Mondial 2026 bat son plein. Valentin Carboni, jeune milieu offensif argentin de l’Inter Milan, a choisi une stratégie audacieuse pour maximiser ses chances d’accompagner Lionel Messi en Amérique du Nord. Le joueur de 20 ans accepte de quitter l’Europe pour rejoindre Racing Club en prêt jusqu’en juin. Un pari risqué mais calculé, facilité par les légendes argentines Diego Milito et Javier Zanetti, pour obtenir le temps de jeu qui lui fait défaut en Italie.
Un accord imminent entre Racing et l’Inter
« Valentin Carboni est très proche de Racing », a déclaré jeudi le journaliste Gaston Edul sur son compte X officiel. « Le joueur a déjà donné son accord et souhaite jouer dans le football argentin. Maintenant les clubs (Racing et l’Inter) négocient un prêt, et c’est très probable. »
Carboni fêtera ses 21 ans en mars prochain. Né à Buenos Aires, il a quitté l’Argentine très jeune avec sa famille pour suivre son père Ezequiel Carboni, également footballeur professionnel, durant sa carrière en Italie et en Autriche. En conséquence, Valentin s’est développé dans les centres de formation européens loin de son pays natal.
Un parcours en dents de scie depuis ses débuts
Après ses débuts avec l’Inter Milan en 2022, le milieu offensif a connu de courts prêts à Monza et l’Olympique de Marseille où il a montré des éclairs de son talent. Après un bref retour à l’Inter durant la Coupe du monde des clubs FIFA 2025, Carboni a été prêté cet été à Gênes où il a disputé 15 matchs en Serie A et Coppa Italia.
Mécontent de son rôle dans l’équipe génoise, le jeune joueur a accepté de résilier son prêt avec Gênes. Conjointement avec l’Inter, il a commencé à chercher une nouvelle destination pour la seconde moitié de saison 2025-26, avec l’objectif clair d’obtenir suffisamment de temps de jeu pour intégrer l’équipe d’Argentine au Mondial.
Pourquoi Racing plutôt qu’un club européen ?
Rester en Europe semblait l’option la plus logique. Pourtant, Valentin Carboni a choisi Racing Club. La chance de jouer dans son pays natal a pesé lourd, mais d’autres facteurs ont influencé cette décision.
« Le président de Racing Diego Milito, en discussions directes avec Carboni et le vice-président de l’Inter Javier Zanetti impliqué », a rapporté Fabrizio Romano jeudi.
Le choix prend tout son sens : Milito, actuel président du club argentin, est une légende de l’Inter Milan. L’ancien attaquant y a brillé pendant des années, jouant un rôle clé dans le titre de Ligue des champions 2009-10, et partageait le vestiaire avec Zanetti, autre icône argentine. Ces liens étroits se sont révélés décisifs.
Cette connexion facilite l’opération. Milito et Zanetti comprennent parfaitement les besoins de Carboni. L’Inter conserve son joueur tout en lui offrant une opportunité de développement, Racing obtient un talent prometteur, et Carboni gagne du temps de jeu régulier.
Une chance réaliste avec l’Albiceleste
Le Mondial 2026 n’est pas irréaliste pour Carboni. Il a déjà fait partie de l’équipe nationale, démontrant que Lionel Scaloni le considère comme une option viable. Le milieu faisait partie du groupe qui a remporté la Copa América 2024 aux États-Unis, même s’il n’est apparu que dans un match.
Une grave blessure au genou subie après ce titre l’a éloigné des terrains longtemps, compromettant ses chances de revenir dans les convocations. Désormais, avec l’opportunité de jouer dans le championnat argentin plus régulièrement qu’à Gênes, Carboni effectuera un dernier effort pour rejoindre la sélection.
Il devra affronter une concurrence acharnée : Nicolas Paz, Franco Mastantuono, Alejandro Garnacho, Matias Soule et Gianluca Prestianni luttent également pour les quelques places disponibles dans l’équipe de Scaloni.
Le pari du retour aux sources
Le choix de Carboni de revenir en Argentine plutôt que chercher un autre prêt en Europe représente un pari calculé. Le championnat argentin offre moins de visibilité que la Serie A, mais garantit plus de temps de jeu et une exposition directe au staff de Scaloni qui suit de près le football local.
Cette stratégie du « retour aux sources » a déjà fonctionné pour d’autres joueurs argentins. Jouer sous les yeux des sélectionneurs nationaux peut s’avérer plus bénéfique qu’être relégué sur le banc d’un club européen.
Racing Club offre une vitrine idéale : un grand club argentin avec une histoire riche, une pression médiatique importante, et des matchs de haute intensité. Si Carboni parvient à s’imposer comme titulaire durant les six prochains mois, il pourrait bien décrocher son billet pour le Mondial aux côtés de Messi.
Le temps presse, la compétition est féroce, mais Carboni a fait son choix. Direction Buenos Aires pour tenter le tout pour le tout.
