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Ekitike sur le devant de la scène : la France gagne à dix après le rouge d’Upamecano

Ekitike sur le devant de la scène : la France gagne à dix après le rouge d'Upamecano

La France menait tranquillement au Gillette Stadium de Foxborough quand Dayot Upamecano a tout compliqué d’un coup. Le défenseur du Bayern Munich a été expulsé à la 52e minute après révision de la VAR, réduisant les Bleus à dix. Résultat : Deschamps a dû revoir ses plans en urgence. Ekitike, lui, a profité du chaos pour planter le deuxième but français d’un geste technique soigné.

La faute d’Upamecano qui change tout

52e minute, et tout bascule. Upamecano fauche Wesley juste devant la surface de réparation française. L’arbitre argentin Guido Gonzalez Junior sort d’abord le carton jaune, ce qui laisse espérer aux Bleus de s’en sortir avec un simple coup franc favorable au Brésil. Les deux camps se retrouvent autour de l’homme en noir, l’ambiance est tendue, les gestes s’accumulent.

Puis la VAR intervient. Gonzalez Junior consulte le moniteur de bord de touche, repasse les images, et revient avec une décision sans appel : carton rouge direct pour annulation d’une occasion de but manifeste. Le jaune est annulé, remplacé par l’expulsion. L’Équipe rapportait en direct la séquence, suivie par des milliers de supporters français inquiets à 22h41.

C’est le scénario que redoute tout défenseur central dans un match amical à enjeu : se retrouver sanctionné sur une action limite, sans possibilité de recours. Wesley avait-il accentué le contact ? Impossible à trancher avec certitude, mais la VAR a parlé.

Deschamps contraint à une double réorganisation

Deschamps n’a pas tardé à réagir. Ousmane Dembélé, passeur décisif sur le premier but de Kylian Mbappé, sort du terrain pour laisser la place à Maxence Lacroix, renfort défensif immédiat pour compenser l’infériorité numérique. Dans le même temps, Tchouaméni cède sa place à N’Golo Kanté, histoire de densifier le milieu et de sécuriser les transitions.

Ce type de double changement contraint en début de seconde mi-temps perturbe généralement la construction de jeu et fragilise les équipes pendant dix à quinze minutes. Les Bleus évoluaient pourtant déjà avec un avantage au score. La question était simple : allaient-ils subir ou tenir ?

Ekitike répond avec classe

La réponse est venue d’Hugo Ekitike. Quelques instants après l’expulsion, l’attaquant parisien a doublé la mise d’un petit piqué de l’extérieur du pied, un geste technique précis qui témoigne du niveau de confiance du joueur dans cet exercice amical préparatoire au Mondial 2026. Pour un attaquant qui cherche encore à s’imposer durablement en sélection, ce but tombait au bon moment.

Mbappé avait ouvert le score en première mi-temps sur une passe de Dembélé. Avec ce doublé collectif face à la Seleção, les Bleus affichent une efficacité offensive qui rassure, même si le contexte — un amical sans enjeu sportif direct — relativise les conclusions qu’on peut en tirer.

Foxborough, une répétition générale avant l’été

Ce France-Brésil au Gillette Stadium de Foxborough, dans le Massachusetts, prend une dimension particulière : l’enceinte est l’une des seize retenues pour accueillir des matches de la Coupe du monde 2026. Pour les joueurs français, fouler cette pelouse six mois avant le tournoi n’est pas anodin. Les conditions logistiques, le décalage horaire, le gazon — tout cela se teste en amont.

Reste la question Upamecano. Une suspension en amical ne s’applique pas aux compétitions officielles, donc le défenseur bavarois sera disponible pour les prochaines échéances. Mais ce rouge pose quand même une question de fond sur sa gestion des situations limite en zone dangereuse. À neuf mois du Mondial, Deschamps observe. Et il retient.

Côté brésilien, la CBF devra analyser pourquoi la Seleção, avec un homme de plus pendant près de quarante minutes, n’a pas réussi à revenir au score. C’est peut-être ça, la vraie information de la soirée.