Le AT&T Stadium incarne la démesure texane. Cette cathédrale du sport moderne, fierté absolue de Jerry Jones, s’apprête à accueillir les plus grandes stars du football mondial en 2026. Avec une capacité officielle de 80 000 places extensible jusqu’à 90 000, ce temple des Dallas Cowboys figure parmi les infrastructures les plus spectaculaires sélectionnées pour la Coupe du Monde. Dallas prend ainsi sa revanche sur 1994, année où le modeste Cotton Bowl avait représenté la ville.

Le palace de Jerry Jones

Quand on évoque le AT&T Stadium, impossible de ne pas mentionner son propriétaire emblématique. Jerry Jones, patron tout-puissant des Cowboys, a fait construire ce monument pour 1,3 milliard de dollars en 2009. Son ambition ? Créer le stade le plus impressionnant des États-Unis. Mission accomplie, si l’on en croit les superlatifs qui accompagnent chaque description de l’enceinte.

L’infrastructure trône à Arlington, en plein cœur de la métropole de Dallas-Fort Worth. Sa silhouette futuriste défie l’horizon texan. Les arches métalliques qui surplombent le toit rétractable donnent l’impression d’un vaisseau spatial posé au milieu des plaines. Cette architecture audacieuse annonce la couleur : ici, rien n’est fait à moitié.

Le stade dispose d’un atout visuel extraordinaire : un écran géant suspendu au centre qui mesure plus de 50 mètres de long. Ce mastodonte technologique est visible depuis pratiquement tous les sièges. Les supporters du Mondial 2026 bénéficieront de ralentis d’une netteté exceptionnelle, transformant chaque action litigieuse en spectacle haute définition.

Une capacité élastique unique

La fiche technique affiche 80 000 places en configuration standard. Mais le AT&T Stadium possède une particularité fascinante : sa capacité modulable jusqu’à 90 000 spectateurs. Cette flexibilité repose sur des places debout et des zones d’observation supplémentaires activables selon les événements.

Cette élasticité a déjà été exploitée lors de rencontres mémorables. En 2010, le NBA All-Star Game a attiré 108 713 personnes, établissant un record pour un match de basketball. L’année suivante, un combat de boxe entre Manny Pacquiao et Antonio Margarito a rassemblé 50 000 spectateurs. La FIFA pourra donc ajuster la jauge selon l’importance des rencontres programmées.

Pour le Mondial 2026, cette adaptabilité représente un avantage stratégique majeur. Les phases de poules pourront se dérouler devant 80 000 personnes, tandis que les matchs à élimination directe justifieront peut-être l’ouverture totale de l’enceinte. Imaginez une demi-finale disputée devant 90 000 supporters déchaînés. L’atmosphère promet d’être électrique.

Un toit qui dialogue avec le ciel texan

Le toit rétractable constitue une prouesse technique remarquable. En quinze minutes, il peut s’ouvrir ou se fermer complètement. Cette fonctionnalité offre une protection contre les conditions climatiques parfois capricieuses du Texas, tout en permettant de profiter du ciel bleu lors des belles journées.

Les organisateurs du Mondial disposeront ainsi d’une arme anti-intempéries. Une averse soudaine ? Le toit se ferme. Un soleil radieux ? Il s’ouvre pour laisser entrer la lumière naturelle. Cette souplesse garantit des conditions de jeu optimales quelles que soient les circonstances météorologiques.

Dallas prend sa revanche sur 1994

La ville conserve un souvenir mitigé du Mondial 1994. À l’époque, c’est le Cotton Bowl qui avait accueilli les rencontres. Ce stade historique, certes chargé d’histoire universitaire, ne rivalisait pas avec les installations modernes des autres villes hôtes. Dallas était présente au rendez-vous mondial, mais dans une version moins flamboyante.

Trente-deux ans plus tard, la donne change radicalement. Le AT&T Stadium permet à la métropole texane de rivaliser avec n’importe quelle ville du globe. Les délégations étrangères découvriront une infrastructure digne des plus grands événements planétaires. Cette montée en gamme symbolise parfaitement l’évolution du football aux États-Unis.

Le stade des Cowboys a déjà accueilli des rencontres de football international. La Gold Cup de la CONCACAF y a fait escale à plusieurs reprises, tout comme des matches amicaux de haut niveau. Ces répétitions générales ont permis d’affiner l’organisation et de rodage les équipes logistiques.

Un temple du sport polyvalent

Au-delà du football américain, le AT&T Stadium s’est imposé comme une salle omnisports de premier plan. Des concerts de superstars mondiales aux grands événements sportifs, l’enceinte multiplie les casquettes. Cette polyvalence garantit une expertise dans la gestion de foules immenses et d’événements médiatisés.

Les vestiaires luxueux, les salles de presse ultramodernes, les zones VIP somptueuses : tout respire le professionnalisme et le grand standing. Les équipes nationales qui séjourneront à Dallas bénéficieront de conditions de préparation exceptionnelles. Certains joueurs connaissent déjà les lieux pour y avoir disputé des matches amicaux.

Le Texas accueille le monde

En 2026, le AT&T Stadium deviendra le point de convergence de millions de regards. Les Cowboys auront temporairement cédé leur place aux plus grandes stars du ballon rond. Le joyau de Jerry Jones brillera sous les projecteurs mondiaux, prouvant que le gigantisme texan peut aussi servir le beautiful game. Dallas attend son heure de gloire footballistique.